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La revue de presse : la démocratie belge ne séduit plus

La revue de presse

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23 janv. 2023 à 08:21Temps de lecture4 min
Par Nicolas Vandenschrick

L’enquête "Noir Jaune Blues", publiée par Le Soir et la RTBF, pointe que 69% des sondés souhaitent être dirigés par "une personnalité forte qui comprend vraiment le peuple."

Pour Le Soir, en édito, c’est le signe que "les inégalités menacent plus que jamais notre démocratie."

Une majorité de sondé aspire donc à une gouvernance autoritaire. Un chef, donc, qu’ils voudraient capable d’agir sans être gêné par des juges, des journalistes, des fonctionnaires, des lanceurs d’alerte, des activistes en tout genre voire des intellectuels critiques. Pour le quotidien, le péril démocratique est imminent. "Ce n’est plus un fossé qui sépare l’homme de la rue des institutions démocratiques, c’est un gouffre." Le citoyen se sent abandonné. Il veut donner un coup de pied dans la fourmilière. Ce n’est peut-être pas neuf, mais ce qui est préoccupant, c’est que d’enquête en enquête, la tendance se renforce. "La colère – comme un fleuve acide ne parvient plus à être canalisé par les digues bricolées à la va-vite par les gouvernements" écrit Le Soir.

Certes, l’enquête n’est qu’un diagnostic partiel de la société, mais la répétition et l’aggravation des constats ne laissent pas d’autre choix aux élites ou aux élus que l’obligation de réenchanter le modèle. Bien sûr, il n’y a pas de solution toute faite. Mais si l’on renonce à accepter le changement, cela nous condamnera à terme au chaos et à la violence.

Les élections, c’est dans 500 jours (épisode 2)

Cela fait bientôt dix jours que la presse avance ce délai. L’Avenir le reconnaît, 500 jours c’est à la grosse louche. 500, c’est assez court pour mettre en place des stratégies électorales. 500, c’est assez long pour agir et résoudre quelques-uns des volumineux dossiers qu’il reste à traiter.

Bizarre, d’ailleurs, constate De Standaard, aux cérémonies de vœux des différents partis, il n’a pas beaucoup été question de tous ces dossiers qu’il faudrait boucler. Chacun a bien plus préféré tirer sur les autres partis, avec un brin de médisance par-ci, et un brin de galvanisation des troupes, par là.

 

S’agissant, encore de défiance à l’égard de la justice, De Morgen revient sur l’envoi d’un huissier au siège de Fedasil, en vue de saisir des biens meubles – quelques canapés, une télé etc. – pour régler des astreintes que l’Etat Belge se refuse (toujours) à payer aux demandeurs d’asile. Payer une fraction seulement de ces astreintes.
De Morgen rappelle la déclaration de la secrétaire d’Etat, Nicole de Moor (CD&V) : "les gens ne payent pas des impôts pour financer des astreintes." Et en cela, constate De Morgen, la secrétaire d’Etat actuelle ne diffère pas tellement de ces prédécesseurs. Mais enfin, si De Wever déclarait qu’un juge, s’il veut écrire une loi, n’a qu’à s’inscrire sur les listes (des élections.) La remarque vaut aussi pour les élus : "si un politicien n’a pas envie de respecter la loi, alors qu’il quitte son métier."

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