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La revue de presse : et si nous n’en avions pas fini avec Donald Trump ?

28 juil. 2022 à 06:47Temps de lecture7 min
Par Nicolas Vandenschrick

Mardi soir, le 45e président américain Donald Trump a fait son retour à Washington pour la première fois depuis son départ de la Maison Blanche. Cela amène la presse à s’interroger. En a-t-on vraiment fini avec lui ?

Donald Trump esquisse son grand retour, titre La Libre. Il se prépare et il prépare surtout le terrain à une possible candidature pour l’élection présidentielle de 2024. Devant lui, le quotidien identifie tout de même plusieurs obstacles. L’un d’eux s’appelle Mike Pence, l’ancien lieutenant de Trump se verrait bien à la place du président. Autre obstacle, et non des moindres, les travaux de la commission parlementaire d’enquête sur le 6 janvier et la possibilité qu’ils débouchent sur une inculpation.

De Standaard le constate. Le discours tenu à Washington était "rude et agressif, comme prévu." Presque toutes les personnes présentes voulaient savoir si le 45e président des États-Unis se présenterait pour une réélection en 2024. Trump a déclaré que ce serait un grand honneur de se présenter à nouveau à l’élection. Que la Nation serait condamnée s’il restait sur la touche. Cela alimente largement les rumeurs, mais ça n’est pas pour autant une déclaration officielle de candidature.

La Libre évoquait Mike Pence comme un obstacle. En édito, De Standaard répond d’un sondage. S’il devait choisir entre les 2, les républicains seraient 49% à choisir l’ancien président blond, contre 6% en faveur de Pence. Sans se projeter si loin, l’édito du Standaard conseille déjà de boucler nos ceintures.

Trump en come-back, c’est Joe Biden qui en souffrirait le premier.

L’actuel président est relativement impopulaire. Il deviendrait immédiatement la cible d’un Trump dont on sait la capacité à hypnotiser les médias.

Quant à l’Europe, au moment où notre continent a le plus besoin d’un allié loyal, et si possible prévisible, imaginer l’effet qu’un Trump pourrait provoquer dans la crise ukrainienne ne manque pas de susciter l’inquiétude de la presse.

Trump et les agriculteurs néerlandais, même combat ?

Aux Pays Bas, les agriculteurs opposés au plan azote du gouvernement Rutte manifestent vigoureusement depuis plusieurs semaines. Opération escargot, autoroute bloquée par du fumier ou des ballots de foin incendiés, bétail amené jusque sous les fenêtres du parlement à La Haye. Mais ce mouvement de contestation a récemment reçu un nouveau soutien venu tout à la fois, explique De Morgen, des théoriciens du complot, de l’extrême droite, de Marine le Pen et… de Donald Trump.

C’est que le mouvement de protestation a depuis un moment dépassé le cadre du plan azote néerlandais (ce plan vise à réduire les rejets de ce polluant dans la nature.) On assiste donc là à un transfert de colère. Comme lors du mouvement des gilets jaunes, où les protestations se sont attachées à bien d’autre chose que les prix du carburant. Comme avec les contestations corona, où les oppositions aux mesures sanitaires se sont mélangées à bien d’autres thèmes de colère…

Il y a là, à l’œuvre, une sorte de grande soupe populiste qui s’emploie à détourner la colère pour la déverser ailleurs. Sur les aversions les plus classiques de l’extrême droite : l’immigration ou l’action climatique de grande envergure.

En édito, De Morgen raconte. Une thèse qui circule ainsi parmi les agriculteurs néerlandais c’est que le but du gouvernement ne serait pas de réduire les émissions d’azote, non, la volonté serait de récupérer des terres cultivables pour y accueillir des immigrants… Ne cherchez pas trop loin, au Vlaams Belang, en Belgique, on refuse de croire au problème de l’azote. Marine le Pen leur a signifié son soutien samedi. Donald Trump dans un discours en Floride a salué le courage des agriculteurs qui se battent contre " la tyrannie climatique. "

Et l’éditorialiste conclut. Le but n’est pas tant de soutenir une manière ou l’autre de faire pousser les légumes aux Pays-Bas – une façon d’élever intensivement ou pas du bétail, non, la volonté de ceux-là est de faire peur à leurs supporters en agitant une menace… "regardez ce qui se fait là-bas, à Amsterdam… Bientôt ce sera votre tour !"

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