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Cinéma

La Quinzaine des réalisateurs à Cannes avec Annie Ernaux, Virginie Efira et Louis Garrel

Annie Ernaux présente à la Quinzaine des réalisateurs
19 avr. 2022 à 13:362 min
Par Belga News avec RTBF Culture

Les premiers pas de l'autrice Annie Ernaux au cinéma, un drame sur le terrorisme à Paris avec la Belge Virginie Efira, des films venus du Maghreb ou d'Ukraine: la 54e Quinzaine des réalisateurs, qui se tient pendant le Festival de Cannes, a présenté lundi sa sélection.

Onze réalisatrices sont sélectionnées, pour un total de 23 films qui veulent restituer "la beauté et la richesse du cinéma contemporain mondial", a indiqué le délégué général Paolo Moretti, qui doit passer la main à l'issue de cette édition.

Elle débutera par la remise du traditionnel Carrosse d'Or à la réalisatrice américaine Kelly Reichardt, par ailleurs présente en compétition officielle à Cannes pour son nouveau film, "Showing Up".

La Quinzaine (du 18 au 27 mai) montrera notamment le premier film, à 81 ans, d'Annie Ernaux, réalisé avec son fils David. "Les Années Super 8", comme l'oeuvre de l'autrice des "Années", promet de faire le lien entre autobiographie et récit social et politique: il a été composé à partir de ses propres films de famille de 1976 à 1981.

 

Le cinéma français est bien représenté, avec les derniers films de Mia Hansen-Løve ("Un Beau Matin" avec Melvil Poupaud et Léa Seydoux), Philippe Faucon sur le destin des Harkis, soixante ans après l'indépendance de l'Algérie, ou encore le deuxième film de Léa Mysius ("Les Cinq diables" avec Adèle Exarchopoulos), scénariste chez Jacques Audiard ou Arnaud Desplechin.

La cinéaste Alice Winocour s'attaquera elle à la question du terrorisme, autour d'un attentat dans la capitale, dans "Revoir Paris", avec Virginie Efira et Grégoire Colin.

Outre un film asiatique qui va rejoindre prochainement cette sélection mais dont le titre n'a pas été révélé, des films venus des quatre coins du monde seront projetés, dont un premier long-métrage ukrainien ("Pamfir" de Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk), annoncé comme une "tragédie grecque entre parabole sociale et politique". Les questions politiques seront aussi très présentes, dans des films aussi bien venus d'Amérique Latine ("1976" de Manuela Martelli sur la dictature de Pinochet au Chili) que du monde arabe, de la Tunisie au Liban. 

Le film d'ouverture est lui confié au réalisateur italien qui avait adapté "Martin Eden" de Jack London, Pietro Marcello. Son premier film tourné en français, "L'Envol", avec Louis Garrel, est "une fable empreinte de réalisme magique", selon Paolo Moretti.

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