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C'est vous qui le dites

La prostitution, c’est mieux en vitrine ou caché ?

La prostitution, c’est mieux en vitrine ou caché ?
22 avr. 2022 à 09:552 min
Par C'est vous qui le dites

La prostitution se passe de plus en plus dans des logements privés. Le phénomène est en hausse depuis les restrictions liées au Covid. À l’époque, les bars et vitrines ont dû fermer, les travailleuses du sexe se sont alors tournées vers cette forme cachée de la prostitution et ce, de plus en plus jeunes. Dans La Capitale ce matin, la police explique que dans 85% des cas, il pourrait s’agir de victimes de proxénètes.

La prostitution, c’est mieux en vitrine ou caché ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

Charnsit Ramyarupa / EyeEm

"Je me suis sentie plus en sécurité en vitrine"

Une personne anonyme est intervenue à ce sujet sur notre antenne : "Je suis une ancienne prostituée et je trouve qu’on est mieux protégée en vitrine. On a une dame de compagnie présente en cas de problème. Elles peuvent appeler la police. Les clients, quand ils ont fini, peuvent être agressifs, c’est mieux d’avoir quelqu’un avec soit."

On a besoin de proxénète

"Je me suis sentie en danger quand je faisais des passes à l’hôtel. Le client aurait pu me faire quelque chose, un mauvais coup ou n’importe quoi. Je me suis sentie plus en sécurité en vitrine."

Tous droits réservés

"S’il n’y a pas un maquereau derrière, elles n’ont aucune protection"

Du côté de Saint-Gilles, Virginie est plus mitigée : "La vitrine, cela a toujours été le plus bas de l’échelle. C’est la porte ouverte aux personnes qui n’ont pas les moyens d’aller vers des tarifs plus haut. La personne peut être contrôlée à n’importe quel moment. Il y a beaucoup de contrôle de police pour sécuriser ces femmes. Mais à partir du moment où le client est à l’intérieur, s’il n’y a pas un maquereau derrière, elles n’ont aucune protection. La vitrine n’est pas une protection pour la prostituée."

curtoicurto – Getty Images/iStockphoto

"Les dames que j’ai rencontrées préféraient être dans un lieu privé"

Le débat se termine à Mons avec Philippe : "Dans une vitrine, la femme voit le client, mais on ne sait pas ce qui se passe derrière. Peut-être qu’elle dépend d’un proxénète et qu’elle n’a pas vraiment le choix de son client. Les dames que j’ai rencontrées préféraient être dans un lieu privé et faire un ou deux clients par jour et puis s’arrêter quand elles ont eu assez d’argent."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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