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La plus forte chute de l’année pour le Dow Jones à Wall Street à cause du variant Omicron

La plus forte chute de l’année pour le Dow Jones à Wall Street à cause du variant Omicron
26 nov. 2021 à 19:132 min
Par AFP

La Bourse de New York a clôturé en net recul vendredi, déstabilisée par la découverte d’un nouveau variant du coronavirus, qui a provoqué la plus forte chute du Dow Jones cette année. L’indice phare de Wall Street a lâché 2,53%, soit bien plus que lors du précédent record de 2021 (-2,09%), qui datait de juillet, pour finir à 34.899,34 points.

L’indice Nasdaq a lui reculé de 2,23%, à 15.491,66 points et l’indice élargi S&P 500, de 2,27%, à 4.594,62 points.

Omicron

B.1.1.529 (nouveau variant Omicron) : tout le marché n’avait que ces initiales barbares à la bouche vendredi, celles du nouveau variant du coronavirus, identifié pour la première fois en Afrique du Sud.

Considéré comme très contagieux, il a été classé "préoccupant" par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui l’a baptisé, vendredi, "Omicron". "Le marché n’a eu qu' une idée en tête aujourd’hui", a commenté Ross Mayfield, analyste chez Baird.

"Il y a des raisons de penser qu’il est plus contagieux et plus problématique que ne l’était Delta", a-t-il ajouté, au sujet du variant. "Donc la réaction du marché au degré d’incertitude actuel fait sens, en particulier sachant qu’on était proche de niveaux records" pour les indices.

Le secteur du tourisme

Loin d’être limitée aux marchés actions, la crispation s’est aussi propagée au marché obligataire.

Tout ce qui touche, de près ou de loin, au tourisme, aux loisirs hors du foyer, a été lynché par les investisseurs. Sans surprise, les compagnies aériennes américaines ont dévissé face à ce nouveau variant menaçant de pénaliser le transport aérien mondial. American Airlines (-8,79%), Delta Air Lines (-8,34%) ou United Airlines (-9,57%) se sont enfoncées loin dans le rouge.


►►► À lire : Ce que l’on sait du variant Omicron, déjà présent en Belgique


Toujours au rayon tourisme, pire encore a été la chute pour les croisiéristes Norwegian (-11,36%), Carnival (-10,96%) et Royal Caribbean (-13,22%). Même Disney (-2,13% à 148,11 dollars), exposé avec ses parcs d’attractions, n’a pas été épargné.

Menacées par un possible ralentissement de l’activité, et donc du crédit, mais aussi par un évent uel report de hausses de taux d’intérêt pour ménager l’économie, les valeurs bancaires ont souffert elles aussi. Bank of America a perdu 3,93%, JPMorgan Chase, 3,01%, et Wells Fargo, 5,61%. Dans la foulée du dérapage des cours du pétrole, Exxon Mobil (-3,51%) ou ConocoPhillips (-4,48%) ont également été punis.

Les fabricants de vaccins décollent

A l’inverse, les fabricants de vaccins anti-Covid Moderna (+20,57%), Pfizer (+6,11%) ou Novavax (+8,95%) étaient parés au décollage. Même chose pour les révélations de la pandémie grâce aux confinements et au télétravail, la plateforme de conférence vidéo Zoom (+5,72%) et le spécialiste des vélos connectés Peloton (+5,67%).

En ce jour de grand-messe du commerce de détail, le désormais fameux "Black Friday", plusieurs géants de la distribution ont été pénalisés. Déjà pilonnées ces derniers jours, les chaînes de grands magasins Macy’s (-5,16%) ou la chaîne de vêtements Gap (-2,86%), car moins bien positionnés que leurs concurrents.

Boeing a plongé (-5,41% à 199,21 dollars) après que les autorités canadiennes ont notifié au constructeur aéronautique américain que sa candidature pour le renouvellement des avions de chasse de l’armée canadienne ne répondait pas au cahier des charges, selon plusieurs médias nord-américains.

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