La lutte contre les espèces exotiques invasives passe à la vitesse supérieure

L’ hydrocotyle fausse-renoncule est une plante aquatique envahissante, qui prolifère très vite (illustration).

© biodiversite-wallonie.be

15 sept. 2016 à 07:29Temps de lecture1 min
Par Stéphanie Vandreck

Cet été, le Parlement européen a adopté un règlement, une liste de 37 plantes et espèces animales à éradiquer en priorité. Aux Etats membres de jouer maintenant.

La Région wallonne vient de débloquer 500 000 euros supplémentaires pour limiter la prolifération des espèces présentes, et empêcher de nouvelles de s'installer.

Nous nous sommes rendus à Péronnes-lez-Antoing, où l'on s'affaire à lutter contre une plante aquatique : l'hydrocotyle fausse-renoncule.

C'est un joli tapis vert qui a envahi les eaux de la Grande Ruisselle, mais l'hydrocotyle fausse-renoncule pousse tellement vite qu'en fait elle asphyxie le milieu aquatique.

"Si elle se développe, par exemple sur des étangs, les poissons finissent par dépérir faute d’oxygène. Elle peut aussi entrer en compétition avec d’autres espèces de plantes aquatiques. Elle impacte aussi toute une série d’invertébrés qui vivent dans les milieux humides", explique Etienne Brancart, coordinateur de la cellule wallonne "espèces invasives".

Et c'est dans le Tournaisis qu'elle a trouvé, semble-t-il, le milieu le plus propice à son développement. "Les environnements où on utilise beaucoup d’engrais, où il y a beaucoup plus de pollution et où la qualité de l’eau est moins bonne…"

Ici, les engins ne passent pas. Quatre hommes s'affairent donc à l'arrachage des plants à la main en prenant tout de même certaines précautions. "Si on ne l’isole pas par rapport au sol, elle a la possibilité de reprendre sur les berges. D’où la présence de bâches. On va les laisser sécher et puis on va probablement l’évacuer parce que la quantité est très importante", précise Caroline Debruyne, chef de service aux voies non-navigables de la province de Hainaut.

Tout le cours d'eau est envahi, sur une distance de près de deux kilomètres. Le travail de l'équipe s'avère donc fastidieux, d'autant qu'il faut prévoir plusieurs arrachages par an pour parvenir à maîtriser l'indomptable plante aquatique.

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus