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La Louvière : la police sensibilise les élèves de rhéto, futurs conducteurs, aux dangers de la vitesse et de l’alcool

La Louvière : la police sensibilise les élèves de rhéto, futurs conducteurs, aux dangers de la vitesse et de l’alcool
25 mai 2022 à 14:22 - mise à jour 25 mai 2022 à 14:272 min
Par Martin Caulier, Florence Dussart

Alcool au volant, drogue ou vitesse excessive. Voilà les principaux facteurs des accidents mortels sur nos routes aujourd’hui. Alors comment les éviter ? A La Louvière, la police et les sévices de secours misent sur la prévention et particulièrement à l’attention des plus jeunes. Les policiers ont rencontré des centaines d'élèves de rhéto pour tenter de les sensibiliser. Une action qui résonne peut être encore plus dans la tête de ces Louviérois deux mois à peine après le drame de Strépy-Bracquegnies.

L’animation commence par un accident fictif : une trottinette vient d’être heurtée par une voiture. Le type d’accident assez fréquent dans la vie réelle et dont les conséquences peuvent être fatales.

Il y a toujours d'autres moyens de rentrer, si le Bob a fait un excès

Nathalie Gondry a perdu son fils Mathieu dans un accident il y a moins d’un an. Alors aujourd’hui, elle devait être présente devant ces élèves de rhéto : "s’ils ne sont pas capables de rentrer et si même si le "Bob" a fait un excès, il y a toujours d’autres moyens, c’est le taxi, ou d’appeler un parent, explique-t-elle. En tout cas moi c’est ce que j’ai toujours dit à Mathieu, mais il ne l’a pas fait… Malheureusement".

Au témoignage de Nathalie s’ajoute celui de Denis Rans. Il est médecin urgentiste et il était un des premiers à intervenir lors du drame de Strépy-Bracquegnies : "On voit souvent des jeunes qui sont impliqués. Quand les accidents sont très graves, la vitesse est souvent en cause. Et malheureusement, ce sont des drames pour les familles et parfois aussi pour les autres parties impliquées dans ces accidents."

On se dit "on sait rouler", alors qu'en fait, il faut beaucoup d'expérience

Des témoignages qui font réagir; surtout Mariam et Ikram qui vont bientôt passer leur permis : "Vu notre âge, on veut tous passer notre théorique, on veut tous vite conduire", avouent-ils. "Et ici, on disait que les plus jeunes conducteurs, ce sont ceux qui prennent vite confiance. On se dit "on sait rouler". Alors qu’en fait, il faut beaucoup d’expérience". Et d’ajouter : "C’est touchant parce que ça peut être des gens qu’on connaît et perdre une personne du jour au lendemain, ça fait mal".

Sur nos routes, un accident mortel sur trois est dû à la vitesse.


 

M. Caulier

Au témoignage de Nathalie s’ajoute celui de Denis Rans. Il est médecin urgentiste et il était un des premiers à intervenir lors du drame de Strépy-Bracquegnies : "On voit souvent des jeunes qui sont impliqués. Quand les accidents sont très graves, la vitesse est souvent en cause. Et malheureusement, ce sont des drames pour les familles et parfois aussi pour les autres parties impliquées dans ces accidents."

On se dit "on sait rouler", alors qu'en fait, il faut beaucoup d'expérience

Des témoignages qui font réagir; surtout Mariam et Ikram qui vont bientôt passer leur permis : "Vu notre âge, on veut tous passer notre théorique, on veut tous vite conduire", avouent-ils. "Et ici, on disait que les plus jeunes conducteurs, ce sont ceux qui prennent vite confiance. On se dit "on sait rouler". Alors qu’en fait, il faut beaucoup d’expérience". Et d’ajouter : "C’est touchant parce que ça peut être des gens qu’on connaît et perdre une personne du jour au lendemain, ça fait mal".

Sur nos routes, un accident mortel sur trois est dû à la vitesse.

 

Ecoutez ici l'interview d'Eddy Maillet chef de corps de la police de La Louvière

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