La guitariste française, et bruxelloise de cœur, Gaëlle Solal nous fait voyager au Brésil

© Gaëlle Solal

16 juin 2021 à 05:58Temps de lecture2 min
Par Demandez le programme

La guitariste française Gaëlle Solal sort un nouveau disque intitulé Tuhu. Le programme de ce nouvel album alterne donc entre des arrangements des œuvres du compositeur brésilien et des compositions de Pixinguinha, Nazareth, Jobim et Dyens. Gaëlle Solal, qui habite à Bruxelles, est au micro de Camille De Rijck pour nous parler de ce nouvel album.

Gaëlle Solal nous invite à faire la fête au Festival Musiq3 le samedi 26 juin à 15h30 au Studio 1 de Flagey.

Petite flamme

Le nouvel album de la guitariste "marselloise" – selon ses propres termes – Gaëlle Solal, paru chez Eudora, s’intitule Tuhu, qui signifie "petite flamme" en langue Tupi. Et cette "petite flamme", c’est le surnom adorable donné à Hector Villa-Lobos par sa mère.

L’objectif premier de cet album, pour Gaëlle Solal, était de mettre en avant des œuvres d’Hector Villa-Lobos en proposant des allers-retours avec des œuvres de compositeurs qui ont été influencés par le compositeur brésilien. Tous les compositeurs présents dans cet album sont liés, d’une façon ou d’une autre.

"J’aime casser les codes"

"Je suis arrivée dans ce petit monde des guitaristes en étant complètement naïve. Je me souviendrai toujours d’un de mes stages où j’ai rencontré un de mes professeurs, Alberto Ponce. Je suis arrivée le premier jour et j’ai joué des œuvres d’Emilio Pujol qui avait été son professeur mais je ne le savais pas. J’ai joué les morceaux tranquillement et tout le monde m’a regardée car apparemment cela ne se faisait pas au premier cours, il y avait des codes… Je pense que je suis toujours arrivée en mettant les pieds dans le plat mais maintenant je le fais sciemment. Cela m’insupporte, je déteste l’entre-soi, je trouve que c’est contre-productif et je pense que le monde de la guitare à tout à gagner d’une ouverture vers le monde classique, vers les grands festivals, vers la musique de chambre. Cela donne de l’air à notre instrument qui est encore assez méconnu alors que sa version classique et immense.

Gaëlle Solal sera en récital ce samedi 26 juin à 15h30 au Studio 1 de Musiq3 : elle nous emmènera faire la fête dans l’univers de Villa Lobos et de la musique populaire brésilienne. Une musique à l’image de son interprète : pleine de vie, de soleil et de "pétillance". Alors, champagne ! Ou plutôt Caïpirinha !

Une rencontre et un univers musical à découvrir au micro de Camille De Rijck

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