Belgique

La grève générale, une action inadéquate ?

La grève générale de lundi prochain n'est pas la meilleure solution pour Bruno Tobback
26 janv. 2012 à 13:29Temps de lecture2 min
Par Adrien de Callataÿ
Le président du parti socialiste flamand, Bruno Tobback, a dénoncé jeudi la grève générale décrétée par les syndicats pour lundi prochain, la qualifiant de "bombe atomique", tout en assurant comprendre l'inquiétude des citoyens face aux mesures décidées par le gouvernement.

"Je comprends l'inquiétude, mais une grève générale, c'est quelque chose de très rare, et il faut garder la bombe atomique pour la guerre mondiale, pour le dernier combat, pour le gouvernement de droite qui applique vraiment des mesures de droite", a-t-il affirmé dans une interview publiée par le journal 'Le Soir'.

"Et une grève générale qui ne fait pas exploser le gouvernement est une bombe sans effet", a ajouté le président du sp.a - alors que son homologue du PS, Thierry Giet, s'est refusé à condamner la grève du 30 janvier, affirmant la "comprendre".

Bruno Tobback a par ailleurs défendu, face à cet appel à la grève générale qu'il qualifie d'"insensé", l'accord gouvernemental. "Ils (les syndicats) ont insisté durant des années pour qu'on lutte contre la fraude fiscale, contre les montages fiscaux permettant d'éluder l'impôt, contre les intérêts notionnels (...) ce que fait le gouvernement".

"Là où je ne suis pas d'accord avec les syndicats, c'est qu'ils tirent de tout cela (les réformes annoncées par l'équipe Di Rupo 1er) des conclusions pessimistes, négatives. Surtout ne bougeons à rien, battons-nous sur les 'acquis', on verra combien de temps le système social tiendra le coup, ce n'est pas notre problème...", a ajouté le président du sp.a.

La FEB défend la liberté des travailleurs non-grévistes

La Fédération des entreprises de Belgique a appelé les pouvoirs publics à veiller au respect des principes de l’État de droit à l'occasion de la grève générale de lundi prochain. "Les pouvoirs publics doivent prendre les dispositions nécessaires pour que ceux qui veulent travailler puissent le faire!", insiste-t-elle jeudi dans un communiqué.

La FEB a rencontré jeudi matin les chefs de cabinet des ministres de la Justice et de l'Intérieur. Elle a souligné, lors de l'entretien, le caractère "inacceptable de certaines actions disproportionnées" qui pourraient être organisées lundi: barrages filtrants, blocage du ring de Bruxelles, fermeture de zonings, ...

La Fédération affirme avoir en effet reçu ces derniers jours de "nombreux signaux" de ses secteurs et organisations régionales "selon lesquels la grève de lundi prochain pourrait dégénérer à certains endroits".

Belga