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On n'est pas des pigeons

La gratuité pour les collations saines à l’école, une revendication !

Ecoles: collations gratuites?

On n'est pas des pigeons

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28 oct. 2021 à 14:292 min
Par Paul-Henri Burrion

Dans l’école de la Providence à Saint Servais, à Namur, deux fois par semaine, on sert de la soupe gratuite aux enfants pour la collation de 10 heures. C’est le Collectif Développement Cantines Durables qui accompagne certaines écoles dans la mise en place d’un nouveau modèle de cantine. Le CDCD collabore actuellement avec plus de 1OO écoles.

Lutter contre la pauvreté des familles

Pour certaines familles, la situation est difficile.

La gratuité de l’initiative est un élément déterminant de cette opération menée par le collectif Développement Cantines Durables.

"Pour certaines familles, la situation est difficile et mettre de l’argent dans des potages, je ne crois pas que les familles auraient les moyens. Je ne les vois pas dépenser 30 à 40 euros l’année pour de la soupe.", précise Anne-Françoise Thiry l’institutrice, initiatrice du projet dans l’école.

La présidente du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté va plus loin, elle réclame la gratuité totale des repas et collations à l’école : "On le voit, les gens sont dans la difficulté aujourd’hui."

C’est une question de santé publique, le " bien manger ", le faire pour tous les enfants, c’est un investissement.

Christine MahySecrétaire Générale chez Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté, plaide pour la gratuité des repas et collations dans les écoles : "C’est une question de santé publique, le " bien manger ", le faire pour tous les enfants, c’est un investissement."

La soupe ? Les enfants apprécient !

Dans la classe d’Anne-Florence Thiry, grâce à cette initiative, une réflexion sur le bien manger fait aussi l’objet de discussion en classe. Les habitudes changent : deux fois par semaine, les élèves évitent le chocolat, les biscuits, les bonbons pour rester dans l’esprit du projet entrepris par l’école.

 

Pari réussi: les enfants sont conscientisés.

La malbouffe, ça fait grossir. C’est mauvais pour le cœur et je ne veux pas que ça m’arrive.

L’initiative est soutenue par les enfants, précise Qendensa : "Il y a nous, les élèves de 4e, mais aussi tous les élèves de l’école jusqu’à la maternelle. "

Ayana a appris à faire attention : "La malbouffe, ça fait grossir. C’est mauvais pour le cœur et je ne veux pas que ça m’arrive."

A l’école de la Providence à Saint Servais, les enfants ont bien compris le message, la soupe à 10 heures, ils aiment ça et ils en redemandent : santé !

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