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Régions Brabant wallon

La fréquentation des salles de cinéma s'effondre à Louvain-la-Neuve et à Jambes, en attendant James Bond et d'autres superproductions

La fréquentation des salles de cinéma s'effondre à Louvain-la-Neuve et à Jambes, en attendant James Bond et d'autres superproductions
09 oct. 2020 à 09:29 - mise à jour 09 oct. 2020 à 09:291 min
Par Hugues Van Peel

Comme tous les cinémas du pays, le Cinéscope de Louvain-la-Neuve et l’Acinapolis de Jambes vivent des heures difficiles. Depuis la réouverture au début de l’été, la fréquentation a chuté de 70 à 80% par rapport à la même période l’an dernier. Les spectateurs ne sont pas revenus en masse. Et ils ont été encore moins nombreux lorsque le port du masque est devenu obligatoire dans les salles.

"On a pu rouvrir le premier juillet avec seulement 30% de capacité dans les salles, explique Amandine Lecomte, la responsable du Cinéscope et de l’Acinapolis. Depuis le premier septembre, on est à 50%. Mais on est loin d’atteindre ce taux d’occupation. Les clients reviennent mais on a un problème au niveau de l’offre du produit cinéma, parce que beaucoup de films sont reportés à l’année prochaine."

Dernier exemple en date, la sortie du nouveau James Bond reportée au mois d’avril. C’est un coup dur pour les cinémas qui ont besoin de ce genre de locomotive pour attirer un large public.

Une partie du personnel est au chômage

Octobre, novembre et décembre sont généralement des mois de grosse affluence, avec beaucoup de nouveautés très attendues. Il y en aura bien quelques-unes d’ici la fin de l’année, mais ce ne sera pas comme d’habitude.

"Une grosse partie de notre personnel reste à la maison pour l’instant, au chômage, tout simplement parce qu’on n’a pas assez de travail pour l’ensemble de nos équipes. A long terme, je pense que ça va devenir de plus en plus compliqué. On s’était dit au départ que c’était pour quelques semaines, mais là ça dure dans le temps. Et je ne pense pas que ce soit tenable encore pendant des mois comme ça."

Pour les exploitants de salles, qui dépendent des distributeurs, il est très compliqué de se projeter à quelques semaines. On vit donc presque au jour le jour dans les cinémas, sans réelle perspective d’amélioration notable. Une situation très inconfortable.

Fréquentation faible des salles obscures, dans notre Jt du 06 octobre :

Les cinémas en mal de spectateurs

JT 19h30

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