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La Ferme Nos Pilifs, un projet qui fait du bien à la nature

La Ferme Nos Pilifs, un projet qui fait du bien à la nature
28 oct. 2021 à 14:073 min
Par Bénédicte Duval

Chaque année CAP48, l’opération de solidarité de la RTBF finance une centaine de projets qui améliorent les conditions de vie des personnes handicapées et des jeunes en difficulté. Parmi ces projets, la Ferme Nos Pilifs située à Neder-Over-Heembeek.

La Ferme Nos Pilifs est un endroit bien connu des amoureux de la nature en région Bruxelloise. Cette entreprise de travail adapté a pour mission de mettre des personnes en situation de handicap au travail mais aussi de les intégrer pleinement dans la vie de l’entreprise et notamment dans les projets liés à la protection de la nature comme l’explique Benoit Ceysens, directeur : " C’est important parce que l’objectif de la ferme est de leur donner un métier utile, valorisant et qu’est-ce qu’il y a de plus utile que de rendre son quartier accessible ? C’est vraiment essentiel pour eux d’être reconnu pour un travail positif qu’ils offrent aux habitants de Neder-Over-Hembeek. A l’inverse, c’est aussi important que le quartier reconnaisse que les personnes en situation de handicap ne sont pas une charge mais au contraire, nos travailleurs sont acteurs de leur quartier, de leur ville".

La protection de la nature fait partie de l’ADN de la Ferme depuis sa création en 1971.

C’est naturellement que les personnes en situation de handicap ont été sensibilisées à l’environnement et participent aux projets de l’entreprise. CAP48 et la Fondation Pairi Daiza l’ont bien compris en apportant un financement qui a permis la construction d’un mirador au sein du parc de la ferme : " Depuis toujours, on essaie de limiter notre impact sur l’environnement et quand on a démoli les serres à la ferme, cela nous faisait mal de jeter tout ce métal qui était encore en très bon état. Avec des étudiants de l’école d’architecture de la Cambre et l’apport de nos menuisiers, nous avons construit ce mirador. C’est un mirador de plain-pied installé sur un talus accessible aux familles, aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite. Il permet de découvrir la nature environnante avec une vue sur la ferme, l’étang, sur le potager et ainsi observer une biodiversité importante ".

Iosef Bodnariu - Menuisier

Toujours dans un souci d’économie circulaire, un ancien poulailler a été transformé en observatoire à destination des visiteurs. Une mare aménagée à hauteur des yeux permet d’observer la nature sans être vu grâce à une fenêtre sans teint. Iosef Bodnariu est menuisier à la ferme, il a participé à sa création : " On essaie de faire le travail le plus correctement possible. C’est bien pour les gens qui viennent ici, pour les enfants, pour n’importe qui. Ils voient que le travail est bien fait et bien soigné. On peut dire que ce n’était pas très facile, mais on y est arrivé. C’est une très grande fierté parce que les gens nous en parlent et nous demandent comment on a fait. Et ça, c’est très, très intéressant. Ça nous rend vraiment fiers de nous ". Un travail qui est encadré par les responsables de la menuiserie : " On nous a aidés. On est plusieurs à le faire et on a pu faire chacun une partie du travail et on a pu le finir ".

Le financement de CAP48 ne profite pas qu’aux visiteurs de la ferme

Un autre projet a pris forme le long du canal de Bruxelles avec l’appui de Natagora et d’Escaut sans frontières : " Il y avait quelque chose à faire pour les hirondelles de rivage à Bruxelles, absentes depuis plus de 40 ans. Avec leur aide et notre menuiserie nous avons construit des nichoirs et au printemps, un couple s’y est intéressé " poursuit Benoit Ceysens. Et Bryan Asasoni, menuisier à la ferme, ajoute : " Je suis content, notre travail est exposé un petit peu partout. Ici à la ferme, on récupère, on fait tout avec du bois de récupération. On vérifie s’il n’y a pas de clous ensuite on rabote, on ponce et on fait assez de pièces pour faire un nichoir".

La ferme Nos Pilifs est très régulièrement visitée par des familles ou des groupes scolaires : " La sensibilisation à la protection de la nature passe aussi par les enfants. C’est indispensable de commencer par eux, c’est intéressant de voir leurs réactions qui sont parfois très étonnantes par rapport à des choses aussi élémentaires qu’une pomme dans un pommier. Il faut vraiment leur redonner le sens de l’origine des produits et leur remettre les pieds dans la terre, redécouvrir le ver de terre et se rendre compte que tout a un impact avec l’environnement et qu’il faut vraiment y être attentif " conclut Benoit Ceysens.

Pour soutenir CAP48, faites un don sur CAP48.be 

Extrait de Quel temps

La ferme Nos Pilifs

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