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La difficulté de se soigner lorsque l'on vit sous le seuil de la pauvreté

Parmi les conséquences de la pauvreté, la difficulté de se soigner prend de l'importance.
16 oct. 2015 à 08:10 - mise à jour 16 oct. 2015 à 08:10Temps de lecture1 min
Par RTBF avec J.C. Hennuy

1 650 000 Belges vivent sous le seuil de pauvreté. 15% de la population vit avec moins de 1000 euros par mois. Des revenus qui sont souvent insuffisants pour pouvoir accéder aux soins de santé. Pour de plus en plus de Bruxellois, une fois payé leur loyer et autres charges, il ne leur reste plus assez d'argent pour se soigner.

C'est le cas de Marie-Christine. Elle a quitté le Congo pour rejoindre sa fille, à Berchem-Sainte-Agathe. Sans revenu, sans mutuelle. Pendant des années, elle a souffert d'un problème de la vue. "Pendant quatre ans, j’ai beaucoup souffert pour lire, ne pas pouvoir m’acheter des lunettes, c’est difficile".

Grâce à une opération lancée par Médecins du Monde, Marie-Christine a enfin pu avoir des lunettes. Selon l'organisation, une famille sur cinq reporte l'achat de lunettes à cause de difficultés financières.

Ne pas pouvoir se soigner parce qu'on est pauvre

Autre exemple, cette Bruxelloise qui , malgré l'aide de la mutuelle, ne parvient pas à faire soigner ses dents. "Pour mettre une prothèse maxillaire supérieure avec quatre implants, ça coûte 3000 euros. Et pour la prothèse maxillaire inférieure, une prothèse c’est dans les 5000 euros. J'ai du attendre deux ans. Ne pas pouvoir se soigner parce qu'on est pauvre, c'est aussi une souffrance psychologique. Heureusement, l'aide sociale apporte souvent un soulagement. Maintenant ça va, ce n’est pas comme avant. Le principal, c’est la santé".

Dans l'avenir, le but des autorités est d'améliorer l'accessibilité des soins, par exemple pour les Bruxellois précarisés âgés de 35 à 44 ans, une catégorie fortement affectée par des problèmes de santé mentale.

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