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La dernière nuit du monde : le cauchemar éveillé du tandem Fabrice Murgia-Laurent Gaudé

La dernière nuit du monde, le cauchemar éveillé du tandem Laurent Gaudé/ Fabrice Murgia

© Kurt Van der Elst

01 juil. 2021 à 16:27 - mise à jour 01 juil. 2021 à 16:27Temps de lecture1 min
Par François Caudron

Le nouveau spectacle du metteur en scène belge Fabrice Murgia et de l’écrivain français Laurent Gaudé imagine un monde sans répit où chaque seconde du jour et de la nuit s’achète et se consomme. La dernière nuit du monde est présenté ce jeudi 1er et ce vendredi 2 juillet en avant-première au Théâtre le Manège à Mons avant le prestigieux Festival d’Avignon.

Ce n’est pas la première fois que Laurent Gaudé et Fabrice Murgia choisissent de collaborer à la réalisation d’un spectacle. En 2017, l’opéra cirque Daral Shaga s’inspirait déjà d'Eldorado, le célèbre roman de Laurent Gaudé. La dernière nuit du monde imagine un futur sombre, un monde dans lequel un simple médicament nous permettrait d’être totalement reposé après seulement 45 minutes de sommeil. Si un tel produit existait, que ferions-nous du temps qui nous est offert ? Que resterait-il de nos nuits, de ces moments d’intimité qui nous donnent matière à rêver ? La dernière nuit du monde éclaire avec force les dérives d’un monde déshumanisé où la notion de temps est devenue, plus que jamais, une valeur marchande.

Un monde sans nuit

Fabrice Murgia signe la mise en scène. On le retrouve également sur le plateau, aux côtés de Nancy Nkusi, dans le rôle d’un homme qui a participé activement à la mise en place de ce nouveau mode de vie et qui aujourd’hui s'en mord les doigts. Dans la pénombre, piégé au centre d’un carré de lumière, il s’adresse à son épouse disparue. Il revit chaque étape d'un projet qui a consisté à convaincre l’opinion publique du bien-fondé de sa démarche. Tandis qu’à l’écran, son témoignage est confirmé par plusieurs extraits de journaux télévisés.

" C’est l’histoire d’une faute, d’un homme qui a privilégié un monde plutôt qu’un autre et qui n’a pas observé les conséquences de ses actes. La nuit reste l’un des derniers espaces. Quand on dort, on ne consomme pas. "

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