RTBFPasser au contenu
Rechercher

La crise politique vue du web : de #begov à #nogov ?

.
25 juin 2014 à 08:39Temps de lecture2 min
Par cbd

Une journée politique mouvementée hier, et un suspense : quelle serait la réponse du CDh à Bart De Wever, et la sous-question : quel journaliste serait le premier à donner l’info sur Twitter ? Ce sont deux twitteuses bien connues qui l’emportent Véronique Lamquin et Johanne Montay, quasiment exæquo. Mais c’est un jeu risqué. On ne jettera pas le premier #FAIL à quelqu’un d’autre qui annonçait que le CDH allait dire " oui, mais ".

Aucune fébrilité en revanche du côté des partis. Si le MR annonce, sans plus, que : " la note de l'Informateur est une base de travail acceptable pour franchir une étape supplémentaire ", au Cdh, le dernier tweet date de 5 jours: " Les premières impressions en image de nos nouveaux Députés fédéraux" On est bien content pour eux. Mobilisation générale en revanche sur la page Facebook du CDh : Tous derrière nos Diables !

Pas très réactif tout ça. À l’inverse des internautes avec, côté francophone, deux camps qui se sont immédiatement formés. D’un côté ceux qui dénoncent le CDh plus que jamais petit frère du PS, après avoir été celui des sociaux-chrétiens flamands lorsqu’il était encore le PSC.

Et pourtant la note De Wever était super-modérée. Au point que Nicolas trouve – ironiquement - que le MR aurait dû la refuser : elle est beaucoup trop de centre-gauche !

Mais les libéraux l’ont acceptée. Ce qui leur vaut les critiques acerbes de ceux qui rappellent qu’ils avaient déclaré pendant la campagne qu’ils voulaient pas de la NVA. Quant au distinguo : ce n’est pas une note NVA, c’est une note de l’Informateur, ça ne passe pas : " On nous prend pour les cons " tonne François. On ne prend pas de gants sur Twitter, ou alors ce sont des gants de boxe.

Beaucoup de commentaires du côté flamand aussi. C’est l’ex-sénateur CD&V Rik Torfs qui résume l’état d’esprit de nombreux commentaires. Celui qui est actuellement le Recteur de la KUL tweete en français : " Le CDh: le vrai séparatisme, à peine déguisé ".

De nombreux internautes flamands, et pas nécessairement des nationalistes, considèrent en effet que ce NON va encore renforcer ceux qui estiment que la Flandre ne peut plus faire entendre sa voix dans l’Etat Belge et que quoi qu’il arrive, elle se retrouve " prise en otage " par le PS. C’est la fin de l’euphorie belgo-footballistique : " Enlevez les drapeaux et les housses des rétroviseurs : le Cdh vient d’amorcer la fin de la Belgique ".

Le rédac chef du Standaard Bart Sturtewagen quant à lui rassemble les deux figures de la journée d’hier en un seul tweet, en rappelant la déclaration du président du CDh après sa première rencontre avec l’informateur : " Lutgen et Suarez : résiste et mords !

Articles recommandés pour vous