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Regions Hainaut

La crise de l’énergie menace la production de chicons en Wallonie

Déjà très affaibli par la chute des prix de gros l’année dernière, le secteur du chicon belge joue plus que jamais son avenir.

En Wallonie, ils ne sont déjà plus qu’une poignée à en produire.

Basé à Estaimpuis dans le Hainaut, le principal producteur va écourter sa saison de deux mois pour éviter les surcoûts engendrés par la hausse des prix de l’électricité. "Habituellement, on travaille jusqu'à fin mars, début avril, mais cette année, vu les prix de l’électricité, on va arrêter la saison fin janvier", explique Justin Cossement, cogérant de l’exploitation avec son papa.

© RTBF Auvio

Des frigos très énergivores

Avant d’être plantées, les racines de chicons doivent germer. Et pour les faire germer, les racines sont entreposées dans d’immenses chambres froides à -2 degrés. Mais avec l’augmentation du prix de l’électricité, cela devient impayable. "Le pallox qui me sert à entreposer les racines me coûtait 54 euros pièce, l’année prochaine, avec les prix de l’énergie, ce coût va passer à 400", précise Vincent Cossement, cogérant de l’exploitation.

Selon le fondateur de l’entreprise, le plus dur est sans doute à venir. Producteur de chicons depuis plus de trente ans, Vincent Cossement se demande parfois si cela vaut encore la peine de planter pour l’année prochaine. Avec les coûts de l’énergie, pas certain que produire des chicons reste une opération rentable en Belgique.

© RTBF Auvio
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