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"La Belgique mal préparée en cas d'accident nucléaire majeur"

"La Belgique mal préparée en cas d'accident nucléaire majeur"

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21 janv. 2015 à 02:36 - mise à jour 21 janv. 2015 à 07:40Temps de lecture1 min
Par Belga News

A l'image des autres pays, la Belgique dispose de plans d'urgence en cas d'accident nucléaire. Selon Greenpeace, à la lumière de l'étude en question, aucune leçon n'a toutefois été tirée chez nous de la catastrophe de Fukushima (Japon).

Les plans d'urgence seraient très limités et "ne suffiraient pas à protéger la population belge en cas d'accident nucléaire sérieux".

L'étude a été réalisée par l'Association française pour le Contrôle Radioactivité dans l'Ouest (ACRO), dont le président David Boilley présentera les résultats mercredi à la Chambre. "Les zones de planification des plans d'urgence actuels sont pour le moment trop limitées et doivent être élargies à l'entièreté du territoire belge. L'évacuation de villes telles qu'Anvers, Liège ou Namur n'est jamais envisagée, bien qu'elles se trouvent à moins de 30 kilomètres d'une centrale nucléaire", déplore Greenpeace, qui évoque également les centrales de Gravelines, Chooz, Cattenom et Borssele, toutes situées le long de la frontière belge.

Pour l'association, la catastrophe de Fukushima nous a appris que des plans d'urgence ne peuvent offrir une protection efficace que dans le cas où le pire des scénarios est envisagé et étudié, dans lequel toutes les parties prenantes -des services d'urgence aux éventuelles victimes- savent au préalable comment réagir.

"Ce n'est pas le cas en Belgique. Ici, on ne tient compte que d'un accident nucléaire limité, avec un faible niveau de contamination radioactive", explique Eloi Glorieux, responsable de la campagne Energie chez Greenpeace.

Compte tenu de la densité de la population et des problèmes rencontrés ces derniers mois par certaines centrales nucléaires dans notre pays, l'organisation propose de ne pas prolonger leur durée de vie telle qu'elle a été établie et de fermer les réacteurs dont les cuves ont été touchées par des micro-fissures.

"Le gouvernement belge prendra-t-il ses responsabilités pour protéger les citoyens? Pour le moment, il semble vouloir prendre le risque et ignore les leçons de Fukushima et de Tchernobyl. Cela s'appelle de la négligence coupable", conclut Greenpeace.


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