L'usage du double nom de famille, permis depuis 2014, resterait très limité

Visite chez une puéricultrice pour ce bébé en 2019, à Malines (image d'illustration)
15 avr. 2021 à 05:40 - mise à jour 15 avr. 2021 à 05:40Temps de lecture1 min
Par Belga

Depuis l’introduction du double nom de famille en Belgique en juin 2014, le nombre de personnes qui y ont recours reste limité. Dans 91% des cas, le nom du père reste choisi, rapportent les journaux du groupe Mediahuis (De Standaard, Gazet van Antwerpen… ) ce jeudi.


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Sur les 94.577 enfants de nationalité belge nés l’an passé dans le pays, 5557 nouveau-nés ont reçu un double nom de famille avec le nom du père précédant celui de la mère et 1353 un double nom de famille avec celui de la mère précédant celui du père, ressort-il des chiffres du SPF Intérieur.

La possibilité pour les parents de donner un double nom de famille, ou uniquement celui de la mère, n’est donc que très peu utilisée. A Bruxelles et en Wallonie, le nom de la mère est un peu plus souvent attribué mais cela ne dépasse toutefois pas les 5%.


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Le sociologue Ignace Glorieux de la VUB ne s’attend d’ailleurs pas à un changement conséquent.

"Cela reste naturellement très patriarcal seulement le nom du père. Mais de nombreuses familles gardent un attachement à leur généalogie, c’est la tradition. Mais ce n’est pas parce que l’on procède de la sorte depuis des siècles que l’on doit juger cela normal que les enfants ne peuvent porter que le nom de leur père", fait-il part dans les colonnes des médias flamands.

Archives JT 24/04/2014:

Le Sénat adopte la loi sur le double nom de famille

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