L'Union européenne se range derrière Madrid mais appelle au dialogue

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© PATRICK HERTZOG - AFP

04 oct. 2017 à 16:49 - mise à jour 04 oct. 2017 à 16:49Temps de lecture1 min
Par Olivier Hanrion et Alice Debatis

Les députés européens ont débattu en urgence ce mercredi après-midi de la situation en Catalogne après le référendum d'autodétermination qui a plongé l'Espagne dans une grave crise politique. Au programme : un tour de table des groupes politiques et une déclaration de la Commission européenne. 

Un débat cadenassé

Les trois principales forces politiques au Parlement, le Parti populaire européen (PPE), les socialistes  et les libéraux ont cadenassé le terrain. Ils n'ont évoqué que l'Etat de droit, le respect de la constitution et les droits fondamentaux en Europe. En revanche, ils ne sont pas revenus sur les violences policières à l'encontre de citoyens pacifiques, comme le demandait le groupe des verts. Comme si officiellement dans l'hémicycle, il fallait éviter à tout prix d'être trop critique avec Madrid. D'ailleurs, pour éviter les dérapages, seul un représentant par groupe a pu s'exprimer. Et, il n'y avait aucun espagnol parmi eux...

Frans Timmermans, le premier vice président de la Commission, a également délivré un plaidoyer en faveur de l'Etat de droit. "Si la loi ne vous donne pas ce que vous désirez, vous pouvez vous opposer à la loi, vous pouvez changer la loi, mais vous ne pouvez pas ignorer la loi" a -t-il déclaré dans l'hémicycle. Dans le même temps, il explique que ce respect de l'état de droit peut parfois nécessiter un recours proportionné à la force...

Sortir de l'impasse par le dialogue

Tous les partis démocratiques ont insisté sur une chose. Il faut sortir de cette impasse par le dialogue. Le président du groupe libéral, Guy Verhofstadt a souligné  qu'on "ne peut pas aller contre la loi, et c'est aussi vrai, on ne peut pas gouverner sans la loi. Mais ce qui est surtout vrai, c'est qu'on ne peut pas surmonter une telle division uniquement par la loi."  Frans Timmermans a également ajouté qu'il était " grand temps de dialoguer". Toutefois, la Commission européenne, que plusieurs groupes verraient bien jouer les médiateurs, n'a semble-t-il aucune envie de jouer ce rôle.

 

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