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Belgique

L'UMons et l'ULB mettent au point un outil permettant de mieux traiter les anévrismes

L'UMons et l'ULB mettent au point un outil permettant de mieux traiter les anévrismes
12 avr. 2013 à 09:231 min
Par Belga News

L'anévrisme, cette dilatation de la paroi d'une artère, est une cause non négligeable d'accidents vasculaire cérébraux (environ 10%). Selon les deux universités, 2 à 5% de la population adulte développe un anévrisme cérébral au cours de son existence. Intact, l'anévrisme cérébral est rarement dangereux, c'est lorsqu'il se rompt que les dégâts arrivent, toujours irréversibles. Parmi ces personnes développant un anévrisme, environ 5% des patients sera victime d'une rupture qui pourra causer la mort ou une invalidité permanente.

Certains de ces cas peuvent être traités avec la pose d'une prothèse endovasculaire métallique, appelée "stent". Cette opération demeure empirique et dépend fortement du radio-neurologue. C'est pourquoi les deux universités francophones ont mis au point ce "banc d'essais en silicone qui reproduit des flux dans des anévrismes cérébraux",  une technologie "permettant de reproduire en dehors du corps humain (expériences in vitro) des conditions dynamiques pulsatiles de différentes localisations artérielles mais également des anévrismes".

Cet outil devrait donc permettre d'étudier le comportement de nouvelles prothèses soumises à des conditions réelles et de comprendre les modifications des flux à l'intérieur des anévrismes lors de leurs traitements. Il est le résultat de huit années de recherches menées par les équipe du Professeur Grégory Coussement (UMons) et du Docteur Karim Zouaoui Boudjeltia (ULB). "C'est un outil qui va nous permettre de valider des mesures faites en clinique et de modifier les contraintes mécaniques pour mieux traiter les patients", explique le docteur Zouaoui.

Cette première mondiale a été financée avec des budgets publics et privés pour un coût total d'environ 400 000 euros.

BF et Belga

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