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L'Inami recherche son nouveau patron ou sa nouvelle patronne : salaire brut de 200.000 euros par an à la clé

Jo De Cock est à la tête de l'Inami depuis 1995.
05 janv. 2021 à 15:03 - mise à jour 05 janv. 2021 à 15:03Temps de lecture3 min
Par RTBF

L’Inami recherche son nouveau patron, son administrateur général. Une annonce est parue fin d’année sur le site du Selor, l’organisme en charge des recrutements dans la fonction publique fédérale. L’Inami, c’est l’Institut national d’assurance maladie-invalidité, en charge de ce que l’on appelle communément la sécurité sociale (même si celle-ci comprend aussi l’ONEM, l’Inasti, l’ONSS, l'ONVA...), une des dernières matières à ne pas encore avoir été cédées aux Régions ou aux Communautés. C’est plus de 1200 collaborateurs et un budget de fonctionnement de 162 millions d’euros. Mais surtout, un budget de mission de plus de 42 milliards d’euros ! Rien que cela pour cette dame qui fête cette année ses 57 ans.

A ce stade, impossible de savoir combien de candidatures ont été rentrées. La date limite était fixée à ce lundi 4 janvier 2021. Ce qui est certain, c’est qu’il s’agira pour l’heureuse ou heureux élu(e) de succéder au patron sortant, figure de l’Inami, Johan De Cock. A deux reprises, son mandat a été prolongé. Celui-ci devait s’achever en février prochain, il court désormais en théorie jusqu’au 30 juin 2021 le temps de procéder à la sélection et la nomination de son successeur.

La difficile succession de Jo De Cock

Johan (Jo) De Cock, titulaire d’une maîtrise en droit et criminologie est le boss de l’Inami en 1995. Avant cela, cet ancien du CVP, l’actuel CD&V a collaboré avec les ministres Wilfried Martens et Jean-Luc Dehaene. Mais c’est avant tout, comme le rappelait La Libre en 2013, une personnalité "au service de l’Etat, pas d’un parti". Agé de 66 ans, l’heure de la retraite a aujourd'hui sonné pour Johan de Cock.

La fonction à reprendre n’est pas mince, si l’on en juge par le descriptif de fonction. Cela va de : développer et implémenter "en concertation interne et externe avec l’ensemble des partenaires et autorités, tant de la sécurité sociale que du système de santé, une vision stratégique de l’Institut et de l’assurance soins de santé et indemnités" à "initier et exécuter le contrat d’administration négocié avec le gouvernement et les représentants, au sein du comité général de gestion, des partenaires sociaux et des organismes assureurs".

L’administrateur général préside le Comité de direction de l’institut et collabore avec les autres institutions fédérales. Il peut aussi être appelé à représenter le ministre des Affaires sociales.

Le contexte du coronavirus

Ce qui est certain, c’est que le ou la future titulaire du poste devra composer avec un gouvernement fraîchement installé, des économies à trouver dans le domaine des soins de santé et un contexte sanitaire inédit avec l’épidémie de coronavirus. Dans une analyse réalisée l’année dernière, l’Inami avait passé en revue l’impact du covid-19 sur ses dépenses avec la création de nouvelles prestations médicales (consultations à distance, unité Covid, capacités augmentées en soins intensifs, remboursements des tests…) à hauteur de plus de 200 millions d’euros.

Pour postuler, il fallait être porteur d’un diplôme de base de deuxième cycle (licencié/master) de l’enseignement universitaire ou de l’enseignement supérieur de type long ou être titulaire d’une fonction de niveau A. Surtout : avoir une expérience de management d’au moins 6 ans (dans le privé ou le public) ou avoir une expérience professionnelle utile (dans le domaine de la sécurité sociale ou de la santé) d’au moins 10 ans. D’autres critères jouent également : ils seront évalués après des tests de sélection, d’un assessment d’environ quatre heures, d’un entretien de trois heures (préparation comprise).

Le futur patron de l’Inami, selon le Selor, bénéficiera d’un salaire annuel brut, déjà adapté à l’index actuel de 204.742,84 euros.