Economie

L'Espagne veut punir les mauvais gestionnaires des fonds publics

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy et la porte-parole du gouvernement Soraya Saenz de Santamaria le 8 février 2012 à Madrid

© Pierre-Philippe Marcou

23 mars 2012 à 14:31 - mise à jour 23 mars 2012 à 15:11Temps de lecture1 min
Par AFP

"C'est une loi qui nous permettra de renforcer la crédibilité des institutions de notre pays et à travers cette crédibilité, la confiance", a déclaré la porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, à la sortie du Conseil des ministres.

Procédure rare en Espagne, le projet de loi sera mis en ligne lundi pour que les citoyens puissent y apporter leurs contributions pendant 15 jours, le gouvernement s'engageant à incorporer les apports "pertinents".

Le projet envisage notamment de donner un accès direct aux Espagnols aux informations détaillées concernant l'attribution de contrats publics, de subventions ainsi que le détail, régulièrement mis à jour, des budgets publics.

La transparence exclura "les données personnelles ainsi que celles touchant à la sécurité nationale", a-t-elle précisé.

La loi introduira un code de bonne conduite qui "pour la première fois", implique des sanctions pénales pour les mauvais gestionnaires publics, a indiqué la porte-parole.

L'Espagne suscite la méfiance des marchés après avoir largement dévié de son objectif de déficit public en 2011, ce dernier s'étant creusé jusqu'à 8,51% du PIB contre un objectif de 6%. Les gouvernements régionaux, largement autonomes, sont en grande partie responsables de ce faux pas.


AFP