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L'eatertainment, la tendance qui dévore les réseaux sociaux

L'eatertainment, la tendance qui dévore les réseaux sociaux.

© ashyizzle/TikTok

09 nov. 2022 à 17:00Temps de lecture2 min
Par RTBF avec ETX

L'eatertainment a envahi les réseaux sociaux et s'impose surtout sur TikTok. Mais que se cache-t-il derrière cette tendance ?

TikTok s'emballe pour les mangeurs

Mieux vaut ne pas être sensible aux bruits de bouche. Sur les réseaux sociaux, les influenceurs gourmands se multiplient et ça marche ! Le hashtag #Food cumule plus de 400 milliards de vues sur TikTok et ses dérivés, #FoodPorn, #TikTokFood, #FoodTok et autres affichent eux aussi des dizaines, voire des centaines de milliards de vues.

Entre découverte de bonnes adresses, dégustations et recettes de cuisine, l'univers du goût a trouvé sa place sur le réseau social chinois.

Certains créateurs de contenus ont d'ailleurs construit leur business sur cette tendance.

C'est notamment le cas de @poopibih, suivie par 3,6 millions d'abonnés sur son compte TikTok. La jeune femme a percé sur le réseau social en dégustant et découvrant des aliments sucrés et salés de diverses cultures. Ses vidéos ont rencontré un véritable succès et affichent des millions de vues.

Sur TikTok, @poopibih est devenue l'une des influenceuses françaises les plus connues. Elle a d'ailleurs récemment annoncé le lancement de son propre site où elle vend les différents aliments insolites qu'elle a testés en vidéo. Ces "poopi boxes" sont vendues entre 20 et 40 euros et sont en rupture de stock. Sa réussite lui a même permis d'être repérée par M6 pour présenter le programme "En route pour le meilleur pâtissier" aux côtés du Chef Merouan Bounekraf, de "Top Chef".

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De juteux contrats lient des influenceurs à des marques alimentaires

Aux Etats-Unis, la recette de l'eatertainment a également trouvé des adeptes. Des créateurs comme Harry Heal, suivi par plus de 3 millions d'abonnés, qui propose des recettes à reproduire. Ou encore Ashyi qui avec ses 4,5 millions d'abonnés, goûte des plats face caméra, notamment en asmr.

La tendance rassemble tellement d'adeptes que les marques ont décidé de surfer à leur tour sur cette vague. Pringles, Old El Paso ou encore Quick ont fait appel à des influenceurs pour produire des contenus sponsorisés, soit des publicités réalisées par le créateur en respectant les codes du réseau social.

Des contrats qui peuvent être très rentables, même si les influenceurs ne dévoilent pas encore les montants de ces collaborations. Dans une vidéo sur YouTube datant du 25 septembre 2022, Poopi a révélé gagner entre 50 et 100 euros par jour et entre 1.500 et 2.000 par mois sur TikTok, de façon assez régulière.

Jeunes femmes et nourriture : une dimension sexuelle ?

Pourtant, cette tendance avait déjà percé en Asie dès 2009. Baptisé "mukbang" ou "meokbang", ce terme désigne un spectacle où une personne mange d'énormes quantités de nourriture en se filmant avant de publier la vidéo ou de la diffuser en streaming.

Très populaires, surtout en Corée du Sud, les influenceurs se faisaient alors appeler des "broadcast jockey". Sur TikTok, le mot-clé #mukbang affiche 90 milliards de vues.

Si pour certains, ce succès s'explique par le besoin de combler un vide en établissant un lien entre le créateur et ses abonnés, d'autres analyses ont également mis en avant le caractère sexuel et fétichiste des contenus, qui mettent souvent en scène de jeunes femmes attirantes. Pour d'autres, c'est le côté asmr qui séduit...

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