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European Qualifiers

L'analyse de Thierry Luthers : Les Diables ont rendez-vous avec l'histoire

L'analyse de Thierry Luthers : Les Diables ont rendez-vous avec l'histoire
18 nov. 2019 à 10:33 - mise à jour 18 nov. 2019 à 10:332 min
Par Thierry Luthers

Après la démonstration signée par les Diables à Saint-Petersbourg, on ne peut plus dire que la Belgique peut ou va gagner le prochain Euro : elle DOIT le gagner. Ce serait l’aboutissement logique d’un cycle avec cette génération dorée. Troisième de la dernière coupe du monde mais qui a encore progressé depuis. Tactiquement, collectivement, mentalement. La somme de talents est telle qu’on ne voit plus très bien quelle nation européenne serait en mesure, aujourd’hui, de nous empêcher de décrocher ce premier titre majeur. 40 ans après une finale de l’Euro perdue à Rome face à l’Allemagne…

Quand les frères Hazard, De Bruyne, Mertens jouent à ce niveau là, la Belgique est positivement irrésistible sur le plan offensif. D’autant que Romelu Lukaku marque à une cadence infernale. Ce qui n’empêchera pas certains réfractaires imbéciles de continuer à le critiquer… Derrière, les absences de Kompany, Vertonghen et Meunier sont quasiment passées inaperçues. Boyata et Denayer sont fin prêts et Castagne continue à prouver qu’il est beaucoup mieux qu’une doublure. Enfin, Courtois a retrouvé la sérénité après quelques turbulences madrilènes…

Bref, l’équipe est plus forte et mieux équilibrée que jamais. Avec son statut de tête de série, elle attend sereinement le tirage du 30 novembre prochain à Bucarest. Un tirage atypique et un peu surréaliste puisque nous rejouerons… les Russes dans le même stade. Et que les noms des vainqueurs des barrages ne seront connus qu’au printemps prochain. Tout cela sera très compliqué à comprendre pour les amateurs de foot. Qui vivront un championnat d’Europe particulier, rappelons-le, puisque disputé dans douze villes différentes. C’était l’idée de Michel Platini, past président de l’UEFA, pour fêter les 60 ans de la compétition…

La saga du stade

12 villes donc mais pas Bruxelles, capitale de l’Europe et berceau de la première nation mondiale. Après le match à Saint-Petersbourg, Courtois et Martinez ont poussé, de concert, un coup de gueule légitime sur cette absence d’un stade national dans le concert européen. Légitime, bien sûr mais un peu tardif non ?

La saga du stade national sur le parking C a alimenté les conversations pendant de longs mois. Avec ses aspects communautaire, politique et financier, on sentait bien que le dossier n’allait jamais aboutir. Et l’absence d’un club résident (Anderlecht avait finalement et logiquement renoncé au projet pour des raisons économiques) rendait le produit quasiment irréalisable sur le plan de la rentabilité…

Aujourd’hui, la Fédération nous promet un stade à l’horizon 2023. Un Stade Roi Baudouin "relifté". Avec des loges et des parkings, notamment. Un stade moderne, quoi, sur le plan de l’esthétique, du confort et de la mobilité…

On n’a pas encore ni le moindre projet des maquettes de la part des écoles d’architecture et d’ingénierie contactées à cet égard pour un concours. Prévue aujourd’hui, la conférence de presse à ce sujet a d’ailleurs été ajournée "sine die"…

On n’a pas non plus le moindre premier cent de subsides promis par les pouvoirs publics. Et pourtant, à l’Union belge, on y croit dur comme fer…

Cela passera, d’abord, par la formation d’un gouvernement fédéral. Bref, ce n’est pas demain la veille. Mais l’espoir fait vivre, dit-on. Et, finalement, promettre un financement à concurrence de 200 millions, cela ne coûte rien. Surtout en campagne électorale…

Russie - Belgique : 16 novembre 2019 (1-4)

Qualifications Euro 2020

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