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Karim Duval, l’humoriste qui se moque des travailleurs en cols blancs

"L’humour, c’est le citron sur l’huître, ce qui fait qu’elle se sent vivante même si on sait comment ça va finir…"
24 févr. 2022 à 08:53Temps de lecture2 min
Par AFP avec RTBF

Ex-ingénieur devenu humoriste, Karim Duval infiltre les thématiques du travail, de la quête de sens et des "bullshits jobs" dans son spectacle "Y". Il cartonne avec ses vidéos sur Linkedin et pourtant ne souhaite pas se limiter qu’à ce rôle. Le franco-sino-marocain est un funambule, à la recherche de l’équilibre entre douceur et acidité. Dans l’humour, comme dans sa vie, Karim Duval joue avec ses dualités.

La quête de sens est une recherche contemporaine dans laquelle Karim Duval s’implique à cent pour cent. Dans son spectacle "Y", il tord les codes de l’entreprise, pointe l’absurdité des intitulés de postes et se fout gentiment des travailleurs en cols blancs dont la langue s’agrémente d’anglicisme, avant de confier, qu’il faisait partie de ce monde (aussi) il y a un peu plus de dix ans.

Ex-ingénieur devenu humoriste, Karim Duval a-t-il été précurseur dans ce mouvement de fond des reconversions de trentenaires en quête de sens ? En 2010, ce n’était pas franchement la philosophie.

"Je me suis rendu compte que beaucoup de gens étaient dans ce cas de figure." Alors durant une heure et quart, il tire ce fil comme un équilibriste, jouant de sa nouvelle vie pour se moquer de l’ancienne et embarquer son public entiché pour le sujet.

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Ex-ingénieur devenu humoriste, Karim Duval a-t-il été précurseur dans ce mouvement de fond des reconversions de trentenaires en quête de sens ? En 2010, ce n’était pas franchement la philosophie.

"Je me suis rendu compte que beaucoup de gens étaient dans ce cas de figure." Alors durant une heure et quart, il tire ce fil comme un équilibriste, jouant de sa nouvelle vie pour se moquer de l’ancienne et embarquer son public entiché pour le sujet.

D’ingénieur à humoriste

Ingénieur chez Amadeus de 2005 à 2011 à Sophia-Antipolis, dans le sud-est de la France, il devient manager "grâce au théâtre", qu’il découvre en 2008. Plutôt à l’aise dans ces fonctions la journée dit-il, il écrit des sketchs et joue le soir. En 2012, il se lance à temps complet dans ce nouveau métier d’humoriste.

Quelques années plus tard, il se réconcilie avec son passé dans des vidéos sur le monde de la start-up bien que "les premières n’aient pas trop marché", se souvient – il. Lorsqu’il bascule sur Linkedin, “réseau social du désespoir quand ça ne prend pas sur Facebook ou Insta" comme il s’amuse à le surnommer, tout de suite les thèmes parlent à l’audience.

Nouvelle religion : le covidisme - Karim Duval

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Sucre et vinaigre

"J’ai vécu un retour à la réalité [en sortant du salariat]. Quand tu es livré à toi-même, tu es obligé d’avancer. C’est aussi flippant qu’agréable." Cet écheveau de conviction et de morale tient ce funambule de la blague en équilibre. Même recette dans l’humour. Dans ses sketchs, il cherche la frontière entre "excès de bienveillance et revendication", "sucre et vinaigre". "L’humour, c’est le citron sur l’huître, ce qui fait qu’elle se sent vivante même si on sait comment ça va finir… la politesse du désespoir en somme !". "On peut parler de politique sans être politisé", résume-t-il.

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