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"Jurassic cash" : le business des dinosaures dans Doc Shot

Crâne de Big John à Trieste.
22 sept. 2022 à 06:36 - mise à jour 22 sept. 2022 à 07:02Temps de lecture1 min
Par Maroussia Klep

Certains collectionnent des œuvres d’art, d’autres des bijoux. Mais qui est prêt à mettre des millions pour un fossile de dinosaure ? Jurassic Cash et tes dessous d’un business juteux, c’est le jeudi 22 septembre à 22h15 dans Doc Shot sur La Une et en replay sur Auvio.

En octobre 2021, la plus grande vente aux enchères de Triceratops a eu lieu à l’hôtel Drouot à Paris. Big John, un squelette de huit mètres de long, est acheté à 6,6 millions d’euros par un collectionneur américain. Les commissaires-priseurs sont ravis, les musées broient du noir.

Vente aux enchères de Big John.
Vente aux enchères de Big John. Gedeon Programmes

Une enquête aux quatre coins du globe

Dans leur reportage inédit, les réalisateurs Xavier Lefebvre et Gilles Deiss révèlent comment la paléontologie est devenue un domaine prisé des investisseurs privés. Depuis des fouilles à l’ouest des Etats-Unis, aux salons de collectionneurs à Manille et aux salles de vente parisiennes, ils remontent sur les traces de fossiles de dinosaures datant de l’ère du Cétacée. Une espèce qui, rappelons-le, a vécu sur Terre près de 150 millions d’années - de quoi faire pâlir la nôtre...

La science aux mains de la finance

“Tout ceci est légal, commente en préambule un expert en paléontologie commerciale. Peut-être. N’empêche que l’on ne peut éviter de s’interroger sur les possibles zones d’ombres et échanges sous cape de cette nouvelle ruée vers l’or. Entre paléontologues, collectionneurs et experts commerciaux, tous suivent avec la même passion les vieux os sortir de terre ; mais pas pour les mêmes raisons.

Aux limites de l’éthique ?

" Je voudrais que ce foutu système s’effondre ! ", se lamente un paléontologue. Et pourtant... c’est grâce à ces millions de dollars que nul musée ne pourrait se payer que les recherches continuent. Les fossiles atterrissent peut-être dans des salons privés, mais ils ne s’effritent pas dans le sable, pourrait-on argumenter. Dans cette course aux dinos, c’est ni plus ni moins toute une vision de société qui se joue : à qui appartient le bien commun ?  

Sans réponse univoque et en prenant soin de donner la parole à tous, Jurassic Cash nous fait remonter le temps pour finalement s’interroger sur notre modernité.  

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