Juan Branco sorti de garde à vue pour une accusation de viol, mais l'enquête se poursuit

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02 juin 2021 à 13:26Temps de lecture1 min
Par Lavinia Rotili

Il s’agit de l’un des avocats les plus jeunes et les plus médiatisés, en France comme en Belgique. Ancien conseiller juridique de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, mais aussi collaborateur du procureur de la Cour pénale internationale et proche des gilets jaunes, l’homme a été placé en garde à vue ce 1er juin et remis en liberté en fin d’après-midi pour une accusation de viol. Les investigations, toutefois, se poursuivent.

L’info, relatée par Libération et Le Parisien, a été confirmée par Juan Branco lui-même sur Twitter, définissant cette garde à vue comme étant une "ignoble instrumentalisation". Avant qu’il ne soit relâché, son avocat, Me. Yassine Bouzrou avait demandé par voie de communiqué que l’affaire soit classée sans suite car aucun élément ne permettait de démontrer le caractère non consensuel de la relation sexuelle visée.

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L’affaire a éclaté fin avril, quand une étudiante et mannequin de 20 ans avait déposé une main courante contre Juan Branco, suite à laquelle le parquet de Paris a ouvert l’enquête pour viol. Selon lui, les deux se seraient rencontrés après avoir échangé sur Instagram. Le rapport sexuel qui a suivi aurait été tout à fait consenti, a déclaré Juan Branco, se disant "blessé" par l’accusation. Après avoir fait le tour des plateaux télé pour donner sa version de l’histoire, Branco avait fait savoir que la jeune femme aurait retiré sa signalisation.

Ce n’est pas exactement ce qui s’est passé : non seulement l’étudiante a confirmé les faits, mais a également affirmé avoir consommé de la Lamaline, un opiacé. "Si elle n’a pas ressenti l’effet de la drogue sur son organisme, la jeune femme affirme que le comportement du Juan Branco aurait rapidement changé. Elle explique qu’il lui a alors apparu déchaîné et très insistant", poursuit le quotidien Libération.

De son côté, l’avocat de Juan Branco maintient la version des faits initiale affirmant que la jeune femme n’a manifesté aucune opposition au rapport sexuel, ajoutant aussi qu’elle se serait déshabillée elle-même et qu’elle serait restée dormir chez l’homme, autant de signes, selon Me Bouzrou, qui prouveraient le consentement de la jeune femme.

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