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Joy Crookes, étoile montante de la pop londonienne

26 mai 2022 à 05:46Temps de lecture2 min
Par Diane Theunissen

Les 27 et 28 mai prochains aura lieu la première édition du CORE Festival, un nouveau point de rencontre pour les mélomanes bruxellois. Situé dans le somptueux parc d'Osseghem à deux pas de l’Atomium, le festival se distingue par une programmation éclectique et ouverte qui navigue entre l'indie, le hip-hop, l'electronica, l'hyper pop et la danse alternative. Parmi les artistes du lineup, on retrouve notamment Joy Crookes, figure incontournable de la pop britannique qui dévoilait il y a quelques mois son tout premier album, Skin

Née en 1998 d'un père irlandais et d'une mère bangladaise dans le quartier de Lambeth à Londres, Joy Crookes a toujours entretenu une relation particulière à la musique. Adolescente, elle se passionne pour le jazz et au blues, et se met à chanter des reprises de Laura Marling qu’elle poste sur sa chaîne YouTube. Le public la soutient, et l’envie de l’artiste de monter sur scène se fait vite ressentir. Elle commence alors à participer à plusieurs open mics à travers la ville : entre autres, elle passe la porte de Ronnie Scott's, jazz club mythique au sein duquel elle fait ses dents et apprend les bases du métier.

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Joy Crookes n’a que 17 ans lorsqu’elle sort son tout premier single, “New Manhattan”. Très vite, elle balance son debut EP intitulé Influence sur lequel figurent cinq titres à la fois léchés et expérimentaux, dont l’ultra groovy “Mother May I Sleep With Danger”. Ce morceau lui vaudra d’ailleurs un passage sur la chaîne Colors, qui fera exploser les streams et sa côte de popularité. Son identité sonique se forge : fusionnant des éléments de jazz, de R&B, de soul et de pop, elle se fraye un chemin au sein de la scène locale et attire l'attention. Ses textes sont profonds et poétiques, renforcés par un timbre de voix à l’ancienne – grave, sophistiqué et presque cassé – qui rappelle Adèle, Nina Simone ou encore Amy Winehouse.

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Quelques singles sous le bras, Joy Crookes revient en grandes pompes en janvier 2019 avec le sublime Reminiscence, un EP au travers duquel elle explore les thématiques du souvenir et de l’introspection. 6 mois plus tard, c’est au tour de Perception de voir le jour, troisième volet de sa collection. Sur ce disque de cinq titres, on retrouve notamment “London Mine”, un sublime hommage à sa ville natale et à la façon si singulière qu’a Londres de n’appartenir à personne, mais aussi “Hurt” et “Darkest Hour”, des morceaux contemplatifs et décomplexés qui font écho aux débuts d’une certaine Arlo Parks.

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Après 3 EPs, place à l’album ! Fin 2021, l’artiste sautait enfin le pas avec Skin, un opus de 13 titres sur lequel elle se livre à cœur ouvert et dépeint la société actuelle. Un projet mature et maitrisé à la fois intime et engagé qui confirme son talent déjà bien ancré, et assure la relève d’une soul anglaise parfois oubliée. Envie de découvrir ce que ça donne en live ? Rendez-vous ce samedi 28/05 devant la scène ARDO du CORE Festival pour ne pas en rater une miette !

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