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Belgique

Jeudi en Prime : Georges-Louis Bouchez "je ne suis pas un président sous surveillance"

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez était l'invité de Jeudi en Prime
08 oct. 2020 à 19:23 - mise à jour 08 oct. 2020 à 19:232 min
Par MJ

Georges-Louis Bouchez ne s’était plus exprimé depuis la crise qui a secoué son parti avec une tornade de protestations en interne, en raison notamment d’un casting ministériel particulièrement contesté. A savoir l’éviction notamment de la ministre régionale wallonne Valérie De Bue. Georges-Louis Bouchez reste donc à son poste mais il est toutefois désormais encadré d’un G11, 10 sages du parti, qui doivent notamment assurer la collégialité des décisions du Mouvement réformateur.

Ce soir, le président du MR refuse de dire qu’il est désormais "sous surveillance": "On a décidé d’améliorer la gouvernance du parti. Ce qui s’est passé ces derniers temps nous a permis de faire le point sur ce qu’est la gestion du parti. L’objectif de ce G11 c’est de pouvoir discuter, débattre, les différentes décisions. Il y a déjà un bureau élargi au MR, avec 28 membres. On a préféré un organe plus restreint, les autres gardent leur statut, cela veut dire que ce G11 n’a pas de pouvoir décisionnel. C’est juste un lieu d’échange d’informations".

"J’ai fait des excuses", enchaîne le président du MR. "Je dois reconnaître que quelque chose n’a pas fonctionné. J’en assume l’entière responsabilité". Georges-Louis Bouchez qui n’a en tout cas jamais pensé démissionner : "Je ne crois pas que c’est en quittant le bateau qu’on résout les choses. Quand j’ai vu cette situation je me suis dit : je dois la résoudre".

Pour l’éviction de Valérie De Bue, il reconnaît que son attitude n’était " pas acceptable". La difficulté explique le président du M. c’était de passer de 7 ministres, à 2 plus un secrétaire d’État. "L’erreur que j’ai commise c’est de croire qu’il y avait une solution magique pour sauver ces ministres sortants".

Autre choix contesté : celui de Mathieu Michel (le frère de Charles Michel) comme secrétaire d’État dans la nouvelle majorité fédérale : "non, il n’y a pas la main de Charles Michel derrière, c’est mas décision", explique Georges-Louis Bouchez. "Mathieu a les compétences pour cette fonction. Le fait d’avoir un nom ne peut pas être un handicap, pas plus que celui de ne pas en avoir, comme c’est mon cas. L’égalité des chances doit valoir pour tout le monde".

Georges-Louis Bouchez, élu président du M. en 2019, a-t-il fait payer par le parti certaines factures de sa campagne pour la présidence ? Les deux autres candidats en lice à l’époque, Christine Defraigne et Denis Ducarme veulent en tout cas saisir le comité de conciliation et d’arbitrage du MR. Ils estiment qu’il n’y a pas eu d’égalité entre les candidats. Mais Georges-Louis Bouchez se défend. "C’est totalement inexact. Il n’y a pas eu aucune avance du parti pendant la campagne. Les factures ont été payées avec mes deniers". Pourtant certaines factures que la RTBF a pu voir, montrent que le paiement a été effectué par le parti et le remboursement par Georges-Louis Bouchez. "Non, non, puisque ces factures, explique le président du MR, n’ont pas été payées durant la campagne électorale. En fait, toutes mes affaires sont gérées aujourd’hui par ma formation politique par soucis de transparence, d’ailleurs, annonce-t-il, le réviseur d’entreprise fournira une attestation.

 

 

"Jeudi en Prime" recevait Georges-Louis Bouchez ce jeudi 8 octobre :

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