Le 6/8

Jean-Paul Belmondo : le top 3 des meilleures scènes de ce monstre sacré du cinéma français

07 sept. 2021 à 12:51Temps de lecture3 min
Par François Saint-Amand

Une légende du 7e art a tiré sa révérence ce 6 septembre : Jean-Paul Belmondo s’en est allé à l’âge de 88 ans. Nicolas Buytaers lui rend hommage en revenant sur sa longue carrière dans Le 6-8 et en livrant son top subjectif de ses trois scènes les plus cultes.

Il était Le Magnifique, Le Professionnel, L’As des As, Le Guignolo. Le cinéma français perd un de ses derniers monstres sacrés avec la disparition de Jean-Paul Belmondo, qui était À bout de souffle.

Nicolas Buytaers, chroniqueur cinéma du 6-8, pointe les faits et les scènes qui ont façonné la renommée de Bébel.

Une carrière sur le physique

Jean-Paul Belmondo pour Nicolas Buytaers, incarne Le Magnifique au propre comme au figuré. Il souriait tout le temps alors qu’au début de sa carrière, son visage anguleux et cassé était pointé du doigt. Un comble pour celui qui a "eu une carrière terriblement physique".

Grand sportif mais enfant d’un père sculpteur et d’une mère peintre, il rentre au Conservatoire national supérieur d’art dramatique à Paris et se lie d’amitié avec les illustres Jean Rochefort, Pierre Mondy ou encore Jean-Pierre Marielle, ceux que l’on appellera La bande à Bebel.


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Si Belmondo ne peut pas miser sur son physique comme Alain Delon, sa 'gueule' sert aux jeunes réalisateurs de l’époque qui bousculent les codes du cinéma comme Jean-Luc Godard, à l’initiative de la Nouvelle Vague. C’est le cas dans Pierrot le Fou.

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L’origine de Bébel

Belmondo appartient à cette lignée d’acteurs qui ont bâti leur propre mythe. Il devient Bebel, ce personnage de films d’action et de comédies d’aventures aux répliques cultes qui réalise ses propres cascades.


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Ce surnom se présente comme un hommage à un autre monstre sacré du cinéma français dont il est fan, Jean Gabin, qui interprétait Pépel dans le film de Jean Renoir Les Bas-fonds. La force de Belmondo, c’est justement amener "ce côté vrai" à des histoires rocambolesques grâce à ce double rôle d’acteur-cascadeur analyse Nicolas Buytaers. Un bon condensé de tout cela ? Joyeuses Pâques, réalisé en 1984 avec Sophie Marceau et Marie Laforêt.

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Retour à son amour pour le théâtre

La fin des années 80 se montre moins faste pour Jean-Paul Belmondo. Les Américains le supplantent avec d’autres longs-métrages d’aventure et de cascades. Il revient donc à son amour de jeunesse, le théâtre. Bien avant Gérard Depardieu, il a entre autres incarné Cyrano De Bergerac sur les planches.

Chaque représentation se conclut par une longue standing-ovation car "les gens viennent le remercier pour tout ce qu’il leur a apporté" assure notre chroniqueur cinéma. Bébel n’est donc pas seulement applaudi pour sa représentation mais bien pour toute sa carrière. Contrairement au travail face caméra, il peut enfin contempler et remercier, lui aussi, son public en direct.


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Un AVC en 2001 l’éloignera définitivement du cinéma. Belmondo ne s’est alors illustré que dans quelques rares apparitions sur grand écran.

Le top 3 subjectif des scènes cultes de Jean-Paul Belmondo

Avec une carrière longue d’environ 60 ans pour 85 films et 32 pièces de théâtre, difficile d’établir un choix sur les scènes cultes de Jean-Paul Belmondo. L’homme de Rio, sorte de Tintin à la française, La sirène du Mississippi de François Truffaut avec Catherine Deneuve ou encore le film de guerre Week-End à Zuydcoot auraient pu par exemple y figurer.

3. La scène du métro dans Peur sur la ville, d’Henri Verneuil, 1975

L’acteur français y jouait le commissaire Jean Letellier, qui traquait le tueur en séries le Minos dans ce polar noir et glauque.

Bébel livre une cascade historique dans la scène du métro : il grimpe sur les toits des wagons en marche, un moment inédit pour le cinéma de l’époque, le tout mis en musique par Ennio Morricone. Le compositeur italien a aussi signé par la suite la musique du Professionnel.

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2. La scène à la piscine dans Le Magnifique, de Philippe de Broca, 1973

Belmondo prouve dans ce film que son corps est son véritable outil de travail. Il joue double jeu : le François Merlin, un écrivain raté, face à son avatar, Bob Saint-Clar, homme rayonnant. Sa scène à la piscine, où il pavane et exhibe ses muscles pour perturber toutes les femmes qui bronzent sur les transats résume bien l’attitude de beau garçon dont se dote l’acteur.

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1. La leçon de vie à Richard Anconina dans Itinéraire d’un enfant gâté, de Claude Lelouch, 1988

Jean-Paul Belmondo au sommet de son art avec ses répliques cinglantes. Il donne une leçon de vie à Richard Anconina et au public quand il apprend dans une scène à dire 'bonjour' et à ne jamais être étonné.

Belmondo aura toutefois effectué une dernière pirouette en surprenant tout le monde ce 6 septembre. Mais sa filmographie ne restera jamais À bout de souffle.

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Retrouvez les conseils ciné de Nicolas Buytaers et bien d’autres chroniques tous les jours de la semaine dans Le 6-8 sur La Une.

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