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Jean-Charles Perrier, 54 ans, se bat contre les séquelles de l'AVC

29 avr. 2022 à 15:04Temps de lecture2 min
Par Marc Mélon avec Bénédicte Alié et C. Adam
Jean-Charles Perrier, 54 ans, se bat contre les séquelles de l'AVC
Jean-Charles Perrier, 54 ans, se bat contre les séquelles de l'AVC RTBF - Marc Mélon

En Belgique, l'AVC, accident vasculaire cérébral, touche environ 19.000 personnes par an. Lorsqu'il se produit, c'est la vie qui bascule. Les patients doivent alors suivre un programme lourd de rééducation et doivent être soutenus sur le plan psychologique.

Nous nous sommes rendus au centre de revalidation d'Esneux.

Jean-Charles Perrier est actuellement en revalidation, suite à un AVC.
Jean-Charles Perrier est actuellement en revalidation, suite à un AVC. RTBF - Marc Mélon

Le 19 décembre dernier, Jean-Charles Perrier, 54 ans, est victime d'un AVC, un accident vasculaire cérébral. "Vers 4 heures du matin, je me redresse dans le lit, je ne sais pratiquement plus parler, et mon épouse appelle le 112. S'ensuivent alors le SMUR, le transfert au CHU de Liège et l'intervention d'un radiologue, interventionniste, qui va aller rechercher le caillot qui bouchait mon artère" témoigne Jean-Charles Perrier. Une intervention qui lui sauve la vie: "Sans lui, le neurologue m'a fait comprendre qu'il y 5 ans, on ne savait pas aller chercher à cet endroit-là les caillots. Donc j'aurais eu la même chose il y a 5 ans, mon sort était scellé."

Un programme lourd de revalidation

Hospitalisé depuis quatre mois, ce médecin de profession se bat contre les séquelles de l'AVC, avec l'aide d'une équipe multidisciplinaire du Centre de rééducation fonctionnelle du CHU de Liège, sur son site d'Esneux.

Hospitalisé depuis quatre mois, Jean-Charles Perrier se bat contre les séquelles de l'AVC.
Hospitalisé depuis quatre mois, Jean-Charles Perrier se bat contre les séquelles de l'AVC. RTBF - Marc Mélon

Géraldine Weber, la kinésithérapeute qui suit l'évolution de Jean-Charles Perrier, a la ferme intention de faire progresser son patient: "Si on est gentils avec nos patients, à ce moment-là, on ne les oblige pas à aller au-delà, et on n'a pas le résultat escompté. Il faut absolument essayer d'aller toujours un peu plus loin pour pouvoir gagner à chaque fois, parfois, c'est quelque chose d'infime, mais ces petits infimes les uns à côté des autres font qu'on arrive à un bon résultat."

Un soutien psychologique indispensable

Natation, vélo ou exercices devant un écran d'ordinateur pour une séance de réalité virtuelle... les efforts commencent à payer. Mais les conséquences psychologiques inhérentes à un AVC sont importantes elles aussi. Un soutien spécifique est là aussi bienvenu. "Physiquement, ça a été dur, mais on a tout le matériel et toutes les personnes pour nous faire travailler. Et puis, prendre conscience, petit à petit, que psychologiquement, c'est aussi difficile. Les séquelles, comment on sera par après dans sa vie, avec sa famille, etc. Et là, toutes les aides sont là et ont été proposées. J'ai mis le temps pour les saisir, mais je les ai saisies. Aujourd'hui, je m'en sors bien, et je leur dois beaucoup de choses."

"Ce qui est terrible, c'est qu'il n'y a jamais de retour à la case départ" explique Laurence Franssens, psychologue. "Il y a donc tout un accompagnement pour aider les patients, comme on le peut, avec beaucoup d'humilité, à mûrir ce qui leur tombe dessus. Car quand on a subi un accident, quand on a été agressé, quand on a subi un problème médical, tout bascule."

Jean-Charles Perrier va très bientôt pouvoir quitter l'hôpital et reprendre le cours de sa vie en respectant toutefois un programme de revalidation.

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