Espace

James Webb révèle l’atmosphère d’une exoplanète comme jamais auparavant

© NASA, ESA, CSA, Joseph Olmsted (STScI)

24 nov. 2022 à 13:00Temps de lecture1 min
Par Chloé Rosier

WASP-39b, planète en ébullition semblable à Saturne, située à 700 années-lumière du soleil a récemment été étudié par James Webb, révélant des informations sur son atmosphère que l’on n’avait jamais eues avant.

James Webb a révélé des détails sans précédent sur la chimie de l’atmosphère de WASP-39b, ce qui a même permis aux astronomes de tester des méthodes de détection de la vie extraterrestre. Vous avez probablement déjà entendu parler d’elle puisque fin août James Webb avait trouvé du dioxyde de carbone dans son atmosphère.

Comme la Nasa l’explique dans un communiqué, cette exoplanète dans la constellation de la Vierge révèle désormais tous ses secrets : "Nous avons mis le télescope à l’épreuve pour tester les performances, et c’était presque parfait – même mieux que ce que nous espérions", explique Laura Kreidberg, directrice de l’Institut Max Planck.

Résultat : "WASP-39b est enveloppé de nuages ​​épais contenant du soufre et des silicates. Ces produits chimiques interagissent avec la lumière de l’étoile mère, produisant du dioxyde de soufre dans une réaction similaire à celle qui produit de l’ozone dans l’atmosphère terrestre". Si la vie n’y est probablement pas présente (il fait 900 °C à sa surface), sa situation (à seulement 7 millions de km de son étoile) en fait un laboratoire idéal pour étudier de telles réactions photochimiques.

D’après les rapports carbone/oxygène, potassium/oxygène et soufre/hydrogène dans l’atmosphère de la planète, les chercheurs ont pu comprendre comment ce monde brûlant a vu le jour : la géante gazeuse se serait formée à partir de collisions de plusieurs planétésimaux ("petits corps solides qui, en grossissant par accrétion, peuvent engendrer une planète"). Autre grosse surprise : WASP-39b se serait formé beaucoup plus loin de son étoile qu’il n’orbite aujourd’hui…

"Des données comme celles-ci changent la donne", s’enthousiasme Natalie Batalha, professeur d’astronomie et d’astrophysique à l’Université de Californie à Santa Cruz.

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