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Jambon et Close améliorent le déploiement des policiers dans la capitale

Emeutes de Bruxelles : Jan Jambon et Philippe Close s'accordent

JT 13h

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23 nov. 2017 à 11:03 - mise à jour 23 nov. 2017 à 13:223 min
Par RTBF

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon invitait ce matin, dès potron minet, pour se pencher sur les suites à donner aux émeutes des 11 et 15 novembre à Bruxelles. Réunion très matinale (7h30) avec le bourgmestre de Bruxelles et les autorités de police concernées pour tenter de définir les grands axes d'un futur plan d'actions censé éviter que de tels événements se reproduisent. Signe positif: on a fini de s'invectiver.

Lors de cette rencontre, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon et le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close ont convenu de chercher à rendre plus efficace le déploiement de policiers dans la capitale. Le ministre de l'Intérieur souhaite également miser davantage sur les agents de quartier et la technologie pour améliorer le flux d'informations et la détection d'événements à risque, est-il ressorti de la réunion entre les deux hommes, au cabinet du ministre. 

J'ai senti que le climat était plus à l'apaisement

Le bourgmestre et le ministre ont annoncé, à l'issue de la rencontre, que l'on examinerait les moyens d'améliorer l'entrée en service des nouvelles recrues. "J'ai senti que le climat était plus à l'apaisement et à construire un projet pour le futur", a commenté le bourgmestre de la Ville, en quittant le cabinet du ministre. Philippe Close a évoqué la perspective de "solutions innovantes" pour permettre l'embauche plus rapide de policiers. Le ministre N-VA a fait observer que le recrutement en lui-même ne représentait qu'un aspect de la question, l'autre portant sur la durée de la formation avant que l'agent ne soit opérationnel. Un groupe de travail sera chargé de se pencher sur cette question.

En collaboration avec la conférence des bourgmestres

M. Close a enfin insisté sur la complémentarité de ce processus avec la démarche activée mercredi par la conférence des bourgmestres actuellement présidée par le député-bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (DéFI). Celle-ci entendra la semaine prochaine les chefs de corps des zones de police bruxelloises, dont elle attend un rapport sur les incidents violents des 11 et 15 novembre derniers. Elle a aussi invité les ministres Jambon et Geens pour un échange le mercredi 6 décembre.

Deux axes de travail

Les thèmes sont définis. Chacun va assumer son rôle, explique Jan Jambon: "Les demandes de Mr Close concernaient surtout la manière de recruter des policiers pour Bruxelles, recruter plus vite, pas simplement d'avoir plus de policiers, nous allons voir comment on peut être plus efficace". Le bourgmestre a concédé qu'à ce stade, on ne parle pas de l'augmentation des effectifs plaidée à cor et à cri par la classe politique bruxelloise, le bourgmestre a confirmé la volonté exprimée plus tôt dans la matinée par Jan Jambon de rendre ce recrutement plus efficace.

Jan Jambon rappelle que les écoles de police sont pleines, qu'il faut un an au moins pour former un policier. Autre axe : une meilleure remontée des informations : "Aurait-on pu empêcher ces émeutes ou non? Là il y a deux axes de travail: un, comment renforcer les agents de quartier, la police de proximité. Deux, sur le plan des technologies, c'est la charge du fédéral, mieux screener les réseaux sociaux et comme pour le terrorisme mieux détecter les appels à la haine et à l'émeute"

L'information préalable sera réexaminée

Philippe Close a indiqué qu'il ferait tout pour disposer du nombre suffisant d'agents en vue de la prochaine Coupe du Monde à l'occasion de laquelle des rassemblements festifs sont attendus dans le centre de la ville, dont il ne compte pas interdire l'accès aux fêtards. Le ministre de l'Intérieur a souligné que la "position de l'information"  (préalable) sera examinée sur deux aspects en regard de celle qui a fait quelque peu défaut pour mieux anticiper les événements des 11 et 15 novembre. Il s'agira d'une part de renforcer la position de l'agent de quartier, et d'autre part de travailler sur la technologie pour scruter les médias sociaux afin d'être en mesure d'y détecter les appels aux émeutes. La question de la fusion des zones de police n'est pas venue sur la table. "La population n'a pas besoin de grandes réformes, elle veut des actions concrètes", a commenté à ce sujet Philippe Close. 

En collaboration avec la conférence des bourgmestres

Philippe Close a enfin insisté sur la complémentarité de ce processus avec la démarche activée mercredi par la conférence des bourgmestres actuellement présidée par le député-bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (DéFI). Celle-ci entendra la semaine prochaine les chefs de corps des zones de police bruxelloises, dont elle attend un rapport sur les incidents violents des 11 et 15 novembre derniers. Elle a aussi invité les ministres Jambon et Geens pour un échange le mercredi 6 décembre.

 

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