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Justice

Jamais autant d’argent sale n’a été repéré en Belgique

Le port d’Anvers joue un rôle important dans ces opérations de blanchiment
14 mai 2022 à 06:07Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Xavier Lambert

Le rapport 2021 de la Cellule de traitement des informations financières (Ctif) démontre une augmentation importante du montant de l’argent sale repéré en Belgique, relatent L’Echo, De Tijd et Knack samedi.

Le nombre de dénonciations à la Ctif a progressé de 50% depuis 2020, qui fut une année record. En parallèle, le nombre de dossiers transmis à la justice augmente, comme le montant cumulé des fraudes suspectées : +42% en un an à 2,336 milliards d’euros, alors que, là aussi, 2020 fut inédite.
Enfin, de 2019 à 2021, le nombre de dossiers transmis liés à la criminalité organisée a presque doublé, pour des montants presque quadruplés.

L’implantation en Belgique d’organismes de paiement britanniques à la suite du Brexit est un des facteurs importants de l’explosion de ces chiffres. Mais il ne peut l’expliquer à 100%.

Il s’avère, relève la Ctif, que le blanchiment de l’argent continue son essor en Belgique, à la suite de la mise sous coupe réglée du port d’Anvers par d’importants réseaux criminels, faisant de la Belgique l’une des principales portes d’entrée du trafic de cocaïne en Europe.

La Ctif constate également, dans le sillage de la justice et de la police, la progression de réseaux de blanchiment indépendants travaillant main dans la main avec les trafiquants de stupéfiants, qui se chargent de toute la chaîne de la prise en charge de l’argent sale, depuis sa réception jusqu’à sa réintégration dans l’économie réelle.

Canal de Panama : lieu stratégique pour empêcher la cocaïne d’arriver jusqu’au port d’Anvers (reportage 01/12/2021)

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Correction : Cette dépêche Belga, inspirée d’un article de l’Echo, faisait référence à un dossier d’escroquerie présumé concernant la saga des masques Avrox.

L’écho, sur la base d’une source "fiable" d'après le journal, avait écrit que selon la Ctif, l’une des causes des conséquences financières des cas de blanchiment en Belgique était le cas de la société Avrox.

Sur la base des informations reçues par l’Echo du conseil de son ancien dirigeant et des informations que l’Echo a pu consulter, tel n’est pas le cas.

Le rapport de la CTIF vise un autre cas d’achats de masques indépendant de la société Avrox. Raison pour laquelle cette référence à Avrox a été retirée de l’article. L’Echo a par ailleurs présenté ses excuses à la société Avrox pour cette confusion, ainsi qu’à l’ensemble des lecteurs.

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