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ISS menacée par des débris dans l’espace : la Russie reconnaît un tir d'essai contre un satellite

La Station spatiale internationale en orbite autour de la Terre
16 nov. 2021 à 09:24 - mise à jour 16 nov. 2021 à 12:54Temps de lecture2 min
Par Africa Gordillo & AFP

La Russie a reconnu mardi avoir effectué un tir d'essai contre l'un de ses vieux satellites en orbite, confirmant les accusations de Washington, mais soutenant que cela n'avait posé aucun risque pour l'ISS. "Le 15 novembre, le ministère russe de la Défense a mené avec succès un test à l'issue duquel l'engin spatial Tselina-D, en orbite depuis 1982 et inactif, a été détruit", a indiqué l'armée russe.

L’agence spatiale russe avait précédemment assuré mardi que "la sécurité de l’équipage" de la Station spatiale international était sa "priorité principale", après que Washington a accusé Moscou d’avoir procédé à un tir de missile antisatellite ayant mis en danger l’ISS. 

Des accusations américaines "infondées" selon Moscou

La diplomatie russe juge, elle, que l'accusation américaine est infondée. "Déclarer que la Fédération de Russie crée des risques pour l'exploitation à des fins civiles de l'espace est pour le moins hypocrite. Il n'y a aucun fait en ce sens", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"Seuls des efforts communs de toutes les puissances spatiales pourront assurer une coexistence aussi sûre que possible et les opérations dans le domaine spatial, a encore indiqué Roscosmos dans un communiqué. L’agence n’a toutefois pas répondu directement aux accusations américaines, la veille, concernant un incident qui a relancé les craintes de voir l’espace se transformer en un champ de bataille entre les grandes puissances.

Les astronautes de l’ISS bousculés

Selon Washington, la Russie a procédé lundi à un test de missile antisatellite ayant généré des milliers de débris, si bien que les passagers de l’ISS ont dû se réfugier dans leurs vaisseaux, amarrés à la station, afin de se préparer à une éventuelle évacuation d’urgence.

"Je suis scandalisé par cette action irresponsable et déstabilisatrice", a déclaré dans un communiqué le patron de l’agence spatiale américaine, Bill Nelson. Les responsables russes n’avaient pas encore répondu directement mardi matin à ces graves accusations.

Discussion entre Russes et Américains

Selon l’agence publique russe TASS, des responsables de la Nasa doivent s’entretenir dans la matinée avec le chef de Roscosmos, Dmitri Rogozine. Des tirs test antisatellites n’avaient été menés jusqu’ici que par une poignée de nations — États-Unis, Chine, Inde — , tandis que Moscou proclamait sans cesse haut et fort lutter contre toute tentative de militariser l’espace.


►►► À lire : Panique à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS) menacée par un nuage de débris sans précédent, les astronautes prêts à fuir


Le tir présumé de lundi a généré quantité de débris menaçant les milliers d’autres satellites en orbite, sur lesquels les pays comptent pour de très nombreuses activités, par exemple de communication ou encore de localisation. Détruire des satellites d’autres pays ou mener des offensives depuis l’espace peuvent se révéler être des atouts militaires stratégiques, mais le développement de telles capacités risque d’entraîner une course aux armements aux conséquences imprévisibles.

L'ISS menacée par des débris dans l’espace

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