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Iran : le lanceur d’alerte Vahid Ashtari condamné à deux ans de prison

Dans une prison en Iran

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03 août 2022 à 13:08Temps de lecture1 min
Par Belga

Un lanceur d’alerte iranien dont les révélations sur un voyage à l’étranger de la famille du président du Parlement avait déclenché une vive polémique en avril a été condamné à deux ans de prison, ont rapporté mercredi des médias locaux.

Vahid Ashtari avait publié le 19 avril sur son compte Twitter des informations sur le retour de Turquie de l’épouse, la fille et le gendre du président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, avec de nombreux cartons contenant principalement des layettes pour un enfant à naître dans la famille.

Le lanceur d’alerte avait critiqué les propos selon lui "contradictoires" du président du Parlement qui, d’un côté appelle à "interdire les importations au profit de la production locale", et de l’autre "envoie sa famille en Turquie pour faire du shopping".

Après ces révélations, le hashtag #LayetteGate est devenu viral sur les réseaux sociaux.

Le président du Parlement avait contesté les révélations du lanceur d’alerte, concédant toutefois une "erreur" commise par sa famille, mais accusant M. Ashtari de vouloir "détruire la réputation du Parlement".

Pour cette affaire, le lanceur d’alerte a été condamné à deux ans d’emprisonnement pour "mensonges", selon des médias locaux. Le porte-parole de l’Autorité judiciaire, Massoud Sétayechi, cité par Mizan Online, a lui affirmé mercredi que la condamnation du lanceur d’alerte était liée à des affaires antérieures, sans préciser lesquelles.

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