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Invasion de l'Ukraine : Boris Johnson annonce des sanctions contre la Russie, "les plus sévères jamais vues"

24 févr. 2022 à 18:10Temps de lecture2 min
Par Belga

Le Royaume-Uni a imposé jeudi une nouvelle série de sanctions contre la Russie en rétorsion à l'invasion de l'Ukraine, interdisant la compagnie aérienne Aeroflot et ciblant le secteur bancaire, les exportations de technologies et cinq hommes d'affaires.

"Poutine (...) ne pourra jamais se laver les mains du sang de l'Ukraine", a déclaré le Premier ministre Boris Johnson en annonçant "le paquet de sanctions économiques le plus important et le plus sévère que la Russie ait jamais vu".
 

Aeroflot ne pourra plus desservir le Royaume-Uni

La compagnie aérienne Aeroflot, membre de l'alliance internationale SkyTeam avec Air France-KLM, ne pourra plus desservir le Royaume-Uni.

En plus des cinq banques déjà sanctionnées mardi, le géant public bancaire russe VTB est visé et voit ses actifs sur le sol britannique gelés. Plus généralement, les nouvelles mesures "vont nous permettre d'exclure totalement les banques russes du secteur financier britannique, qui est bien sûr le plus important d'Europe", a précisé Boris Johnson.

Elles vont aussi empêcher les entreprises publiques comme privées de lever des fonds au Royaume-Uni et limiter les sommes que les Russes peuvent détenir sur leurs comptes bancaires britanniques.

100 nouvelles entités visées

Au total, 100 nouvelles entités seront visées, comme le conglomérat Rostec (défense, aérospatial, technologies...). Cinq hommes et femmes d'affaires, Kirill Chamalov (pétrochimie), décrit par des médias comme l'ancien gendre de Vladimir Poutine, Iouri Sliousar (aéronautique), Piotr Fradkov (banque), Denis Bortnikov (banque) et Elena Guéorguieva (banque) sont ajoutés à la liste des personnalités interdites d'entrée sur le sol britannique, où leurs actifs sont gelés.

Une nouvelle loi va être introduite pour viser les exportations vers la Russie de technologie, ce qui va "réduire les capacités militaires, industrielles et technologiques de la Russie pour des années", a assuré Boris Johnson.

Des sanctions aussi contre la Biélorussie

Des sanctions vont aussi viser la Biélorussie, d'où certaines troupes russes ont attaqué l'Ukraine jeudi.

"Nous résisterons à toute tentation d'accepter ce que Poutine fait aujourd'hui comme un fait accompli, il ne peut y avoir aucune normalisation progressive, pas maintenant, pas demain, pas dans les mois à venir", a martelé Boris Johnson.

L'argent russe afflue à Londres

S'il a adopté une position dure face à Moscou dans cette crise, le gouvernement britannique est accusé dans le même temps de fermer les yeux depuis des années sur l'origine de l'argent russe affluant à Londres.

Les nouvelles sanctions annoncées jeudi ne visent pas d'oligarques de premier plan alors qu'un député travailliste avait interpellé jeudi matin le gouvernement sur le cas de Roman Abramovitch, le multimilliardaire propriétaire du club de foot de Chelsea.

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