Intercommunales: une démission, beaucoup de questions

Intercommunales: une démission, beaucoup de questions

© SOPHIE KIP - BELGA

26 janv. 2017 à 15:59 - mise à jour 26 janv. 2017 à 15:59Temps de lecture1 min
Par Philippe Walkowiak

L'opposition MR-Ecolo a donc obtenu la démission de Paul Furlan (PS). Pourtant, jusqu'à mercredi soir, le Parti Socialiste soutenait son ministre.

Finalement, Paul Furlan a jeté le gant. Il l'a dit lui même, citant Stromae, "Quand tu penses que c'est fini, y en a encore..." et c'est cela qui est devenu insupportable pour Paul Furlan, obligé de déballer sa vie privée ou son patrimoine familial pour se justifier.

Il l'a dit, il voulait retrouver la sérénité. Et cette sérénité, il la retrouvera en redevenant simple député-bourgmestre de Thuin.
Il était aussi mal placé pour gérer la vaste réforme des intercommunales qui s'annoncent.

C'est que finalement ce qui était il y a 10 jours l'affaire Publifin, mêlant quelques dizaines d'élus liégeois du PS, du MR ou du CDH qui gagnaient trop facilement de l'argent public est devenue l'affaire Furlan et du fonctionnement de son cabinet. Légalement, Paul Furlan n'a rien à se reprocher mais c'était devenu politiquement insoutenable.

Un lourd héritage

Si Paul Furlan a démissionné, sur le fond, rien ne change directement. Le gouvernement wallon annonce une vaste réforme. Mais se pose rapidement des questions: 

  • Pourquoi si tard, alors que le fonctionnement éthiquement discutable des intercommunales est connu depuis belle lurette.
  • Tous les partis connaissaient le fonctionnement de Nethys; PS-MR-CDH y ont des représentants.
  • Pourquoi faut-il 25 administrateurs pour un crématorium intercommunal ?
  • Pourquoi 90 administrateurs chez le réseau de distribution ORES et ses satellites?
  • Pourquoi souvent de confortables jetons de présence pour très peu de travail? De simples conseillers communaux sont-ils capables de contrôler la gestion de structures entrepreneuriales souvent très techniques?
  • Etc.

Beaucoup de questions, peu de réponses à cette heure.

Et tout cela concerne l’ensemble de la classe politique, bien au-delà finalement du sort d’un simple ministre. C’est devenu une question de démocratie.

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