Insurrection à Washington : "C'était la journée la plus dangereuse de l'histoire des États-Unis depuis la Guerre civile"

Insurrection aux États-Unis : "C’était la journée la plus dangereuse de l’histoire des États-Unis depuis la Guerre civile."

© Tous droits réservés

07 janv. 2021 à 08:02 - mise à jour 07 janv. 2021 à 08:02Temps de lecture2 min
Par RTBF

Ce mercredi 6 janvier, des milliers de manifestants favorables au président sortant des Etats-Unis Donald Trump ont envahi la colline du Capitole à Washington, plongeant dans la confusion la session du Congrès qui devait confirmer la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle du 3 novembre.

Pauline Manos, présidente de Democrats Abroad en Belgique, a un sentiment partagé sur la journée du 6 janvier : "D’un côté, c’était une belle journée avec la victoire en Géorgie. De l’autre côté, on a vu qu’on ne peut pas célébrer l’élection d’un sénateur noir et d’un sénateur juif, fils d’immigrant, d’un État confédérationniste : on a dû assister à la journée la plus dangereuse de l’histoire des États-Unis depuis la Guerre civile."

Selon elle, cette réaction des partisans de Donald Trump était prévisible : "Pendant des années, le parti républicain, dont Trump était la culmination, a tenté d’éroder la confiance envers les institutions démocratiques."


►►► A lire aussi: Insurrection à Washington : retour sur une journée de confusion totale au Capitole


11 septembre politique

Benoît Frydman, philosophe et professeur à l’ULB, avait pour sa part déjà évoqué le risque de guerre civile ces derniers mois. "Ici, il s’agit d’une insurrection fomentée par le président lui-même. C’est une attaque extrêmement grave, c’est un 11 septembre politique dans lequel les Américains et le monde entier assistent à une attaque contre le cœur des institutions démocratiques."

Selon le professeur, on assiste à la chute de la Maison Trump : "Trump finit un peu comme Néron, cet histrion narcissique qui dit "puisque je dois finir, que le monde périsse avec moi." Il entraîne les républicains dans sa chute. "

Le champ libre ?

Après avoir perdu les élections, les Républicains ont perdu la maîtrise du Sénat américain. Cela veut-il dire que les Démocrates, majoritaires depuis l’élection en Géorgie, ont le champ libre ?

Ce n’est pas la conviction de Benoît Frydman : "Les démocrates seront maîtres de l’ordre du jour et seront les présidents des commissions. Les projets vont donc pouvoir être discutés.Il rappelle néanmoins la règle Filibuster : "La plupart des décisions sont prises à une majorité de 60/40 jusqu’à ce que le sénat y renonce. Joe Biden et son parti démocrate n’ont donc pas les coudées franches."

 

►► La Première est en édition spéciale jusque 10h.

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous