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Monde Europe

Ingérence étrangère : les 27 opposés aux contributions de partis politiques ne faisant pas partie de l'Union européenne

22 mars 2022 à 16:34Temps de lecture1 min
Par Belga

Les États membres se sont opposés mardi à une proposition de la Commission européenne visant à permettre aux partis ou fondations politiques européens de recevoir des contributions de membres ayant leur siège dans un pays du Conseil de l'Europe (47 États membres), mais pas dans l'UE (27 États membres).

Sont visés les risques d'ingérence étrangère, alors que se rapprochent les prochaines élections européennes et que des pays comme la Russie et la Turquie, non membres de l'UE mais bien du Conseil de l'Europe, ont été accusés d'avoir cherché à influencer le dernier scrutin européen. 

La Belgique, siège de multiples institutions de l'UE, et qui héberge à ce titre bon nombre de partis et fondations politiques européens, était demandeuse d'une telle restriction. 

La Commission avait formulé sa proposition sur base d'une évolution récente de la jurisprudence européenne, qui pointait du doigt le fait qu'une restriction empêchait fondations et partis européens de nouer des liens plus étroits hors-UE, dans des pays partageant les mêmes valeurs, comme sont censés le faire les membres du Conseil de l'Europe.

Elle met en garde contre le risque d'exclure de la sorte des formations pro-européennes. Mardi, à l'issue de la réunion ministérielle, le vice-président de la Commission Maros Sefcovic a cité le parti du président ukrainien Volodymyr Zelensky (qui vient d'adhérer à ALDE, le parti libéral paneuropéen), ou celui de la présidente moldave Maia Sandu. "Il faudra trouver la bonne formulation politique pour renforcer la coopération avec les partis politiques pro-européens", a-t-il fait observer en vue des négociations avec le Parlement européen, qui doit encore adopter sa position sur le sujet.

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