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Indicateurs de l'enseignement: les chiffres du redoublement restent trop élevés

Les indicateurs - Les chiffres de l'enseignement en 2018
07 févr. 2019 à 14:30 - mise à jour 07 févr. 2019 à 14:30Temps de lecture3 min
Par RTBF

Qui sont les élèves scolarisés en Fédération Wallonie-Bruxelles ?  Combien sont-ils ? Combien d’élèves redoublent ? Combien coûte un élève ou un étudiant chaque année? Les "Indicateurs de l’enseignement" présentés par la Fédération Wallonie-Bruxelles apportent cette année encore un kyrielle de chiffres. Autant d’éléments qui permettent d’éclairer le contexte dans lequel évolue notre enseignement et montrent ses principales évolutions. On y apprend notamment que la quasi-totalité des jeunes âgés de 3 à 17 ans est scolarisée. Chez les 12-17 ans, 96 % sont inscrits en Wallonie et à 76 % à Bruxelles. Ce taux varie entre 33 % et 54 % chez les 18-22 ans.

Ce rapport revient également sur les phénomènes de relégation et de ségrégation comme le redoublement, la diminution du taux de sorties précoces, l’orientation vers l’enseignement spécialisé, le retard scolaire et les changements d’établissement. "Ces indicateurs sont essentiels, notamment dans le cadre des plans de pilotage, l'un des piliers du pacte d'excellence", souligne la Ministre de l'Enseignement Marie-Martine Schyns.

Taux de redoublement

En 20162017, 3% des élèves de lenseignement primaire et 12% des élèves de l’enseignement secondaire de plein exercice redoublent. De manière générale, ces taux restent relativement stables depuis dix ans. Les différences sont importantes entre l’enseignement maternel, primaire et secondaire. Le taux de maintien en 3e maternelle est en baisse. Il passe de plus de 5% en 2007-2008 à 1,4% en 20162017.

Dans l’enseignement primaire, le taux de redoublants demeure le plus élevé au cours des deux premières années de l’enseignement primaire. Toutefois, cette tendance est en diminution : en première primaire, ce taux passe de près de 7% en 20072008 à 5,1% en 20162017. En deuxième année primaire, le taux de redoublants diminue là aussi passant de 5,2% depuis 20072008 à 3,5% en 2016-2017, après une légère augmentation en 20142015. C'est la sixième qui continue à présenter le taux de redoublement le plus bas (1,2%), ce qui peut notamment s'expliquer par le fait que, sauf dérogation, les élèves de 13 ans ou ayant déjà redoublé en primaire passent directement en secondaire.

Dans l’enseignement secondaire justement, les chiffrent varient en fonction du type d’enseignement. Comme il n’y a plus de redoublement, les indicateurs montrent les tendances à partir de la troisième année. Parmi les élèves inscrits en troisième générale, 12% des élèves inscrits redoublent, soit 4142 élèves. En troisième année de la forme technique ou artistique de qualification, le taux de redoublement s’élève à 20% et en troisième année de la forme professionnelle, le taux de redoublement s’élève à 23%. Enfin, le taux de sortie prématurée de l'enseignement secondaire - avant la fin du cycle - est lui aussi en hausse Il atteignait 5,1% en 2016-2017, contre 6,5% 10 ans plus tôt. "Notre objectif, c'est de lutter contre ce redoublement dans chaque année de l'enseignement. Pas seulement en l'interdisant comme à la fin de la première secondaire, mais en anticipant, par l'intermédiaire notamment d'un accompagnement personnalisé ", explique Marie-Martine Schyns.

Disparités socio-économiques

Les indicateurs montrent une répartition différenciée des élèves en fonction de l’indice socioéconomique. Cette disparité apparait très tôt dans le parcours scolaire et s’accentue tout au long de la scolarité obligatoire. Elle varie fortement selon les formes et les degrés d’enseignement. Dans l’enseignement secondaire, une différence s’observe entre le plein exercice où l’indice socio-économique est plus élevé que dans l’enseignement en alternance. Il apparaît également que l’enseignement spécialisé accueille des élèves issus de milieux moins favorisés, tous niveaux confondus.

Notez que cette disparité socio-économique importante entre les formes d’enseignement secondaire se marque dès l’entrée dans le secondaire. Avec un écart important entre l’indice moyen du premier degré différencié et celui du premier degré commun. Un écart qui ne cesse de s’accentuer dans les degrés supérieurs.

Stabilité des équipes pédagogiques

Ce rapport fournit également des indicateurs sur les titres requis des nouveaux enseignants, par fonction, dans l’enseignement fondamental et secondaire ordinaire et spécialisé. Ils montrent la stabilité des équipes pédagogiques dans l’enseignement secondaire selon le réseau, la province, la taille de la structure et l’indice socio-économique des établissements. Ces chiffres montrent notamment une stabilité plus faible des équipes pédagogiques dans les établissements à indice socioéconomique les plus faibles.