Inauguration d'une fresque de George Floyd à Bruxelles

Inauguration d'une fresque de George Floyd à Bruxelles

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19 juin 2020 à 10:08 - mise à jour 19 juin 2020 à 10:08Temps de lecture1 min
Par Belga

Une fresque de George Floyd, l’homme afro-américain de 46 ans asphyxié par un policier blanc de Minneapolis le 25 mai, a été inaugurée jeudi après-midi par la Ville de Bruxelles à Laeken. Cette œuvre s’inscrit dans le cadre du parcours 'street art' de la Ville. Il s’agit pour celle-ci de rendre un hommage à toutes les personnes victimes de racisme et de discriminations.

"On a tous été choqués par le décès de George Floyd et on a voulu, à la Ville de Bruxelles, dénoncer les crimes racistes mais aussi envoyer un message de paix, de non-violence et d’espoir", explique l’échevine de la Culture Delphine Houba. "Il y a eu des manifestations partout dans le monde et en Belgique. Avec ses nombreuses nationalités et en tant que capitale de l’Europe, Bruxelles ne pouvait pas être en reste."

Elle précise que l’œuvre se situe à un carrefour important, celui entre l’avenue de la Reine et la rue des Palais Outre-Ponts, où les passages sont nombreux.

On peut peindre tous les êtres humains avec la même palette de couleurs

La fresque, terminée ce jeudi, a été réalisée en un peu plus d’une semaine par l’artiste belgo-congolais Novadead, de son vrai nom Julien Crevaels. Il est également l’auteur de la fresque "The future is Europe" dans le quartier européen et d’un portrait de Nelson Mandela à Liège.

"La rose offre un message d’amour et la végétation tropicale à l’arrière, pour moi qui suis né au Congo, ça provoque en moi une émotion positive, un certain bien-être", confie l’artiste au sujet de la fresque de George Floyd. "Je voulais l’illustrer dans ce ressenti-là". Il était déjà en train de réfléchir à faire ce portrait à Bruxelles quand la Ville l’a appelé pour lui passer cette commande.

"Je travaille toujours sur une base de gris pour donner une dimension universelle à chaque portrait, c’est-à-dire que je vais utiliser les mêmes teintes pour un homme noir et une femme blanche", continue Julien Crevaels, en parlant plus généralement de son œuvre. "C’est une façon d’illustrer l’unité de l’espèce humaine. On peut peindre tous les êtres humains avec la même palette de couleurs."