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Inauguration ce mercredi de la caserne rénovée de la Place du Jeu de Balle

Inauguration ce mercredi de la caserne rénovée de la Place du Jeu de Balle
02 oct. 2013 à 11:112 min
Par OPPENS Xavier Van

Mercredi matin, tôt. C’est l’effervescence du marché aux puces. Les marchands étalent leurs vaisselles, les fauteuils, les livres, les vêtements... À l’époque, ce marché s’appelait le marché aux vieilleries et aux nippes, quand il a été transféré ici en 1873. Cela fait tout juste 140 ans. Avant cela, il se trouvait Place Anneessens. Les autorités communales ont estimé à ce moment-là qu’il nuisait à l’image des grands boulevards.

La caserne de la Place du Jeu de Balle n’était plus en activité depuis 1970. Il y a bien eu un premier essai de reconversion, qui n’a pas bien abouti. Il faut dire que les magasins dans les Marolles ont changé ces dernières années. Il y a eu d’abord ce qu’on a appelé la Sablonisation : les antiquaires qui sont arrivés dans le quartier et, avec eux, de nouveaux types d’enseignes.

"Effectivement, répond Eric Batiste (d’Atrium, l’Agence régionale en charge de la revitalisation des noyaux commerciaux), les magasins dans les casernes n’ont pas bien fonctionné parce qu’ils étaient trop petits et cachés derrière des galeries. Avec les régies foncières, on a travaillé pour supprimer tout ça et mettre de nouveaux pavés, des vitrines au ras de la façade et des commerces plus grands."

Des aménagements qui rappellent une fois de plus que le commerce, dans le quartier, a effectivement changé. "Tout cela date déjà depuis les années 80, où le dernier magasin de papier peint et de quincaillerie est parti. Le quartier a alors dû se réinventer. Les brocanteurs qui étaient déjà présents sur le marché se sont alors installés, autour de la rue Blaes principalement, près de la rue Haute aussi… La rue Haute qui avait jusqu’alors une connotation très "vêtements"  a changé complètement. Tout comme le quartier, qui est surtout connu maintenant pour ses brocanteurs, ses magasins de meubles, pour tout ce qui est décoration d’intérieur…"

Ces dernières années, on peut donc dire que le quartier a troqué le vieux pour se parer de neuf. Autrement dit, il a délaissé le commerce d’antiquités et d’objets de brocante pour favoriser l’implantation d’enseignes plus branchées (que ce soit autour de la décoration, du vestimentaire…). "Les nouveaux magasins qui s’installent sont généralement des commerces de vêtements, mais très ciblés par époque, par style… Les années 70, 50, etc.

Les travaux ont débuté en 2011 et ont été organisés pour limiter les nuisances au maximum. Le coût pour l'ensemble des travaux, cofinancé par l'Atrium en partenariat avec la Régie foncière de la ville de Bruxelles, s'est élevé à un peu plus de 4,3 millions d'euros.

Hélène Maquet

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