Environnement

"Ils sont responsables des dégâts mais ne font rien", le Bangladesh dénonce à l’ONU l’inaction climatique des pays riches

Le Premier ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, s’exprime lors d’une interview dans un hôtel de New York, le 22 septembre 2022.

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24 sept. 2022 à 06:42Temps de lecture1 min
Par Belga, édité par Marie-Laure Mathot

"Ils n’agissent pas. Ils parlent mais ils n’agissent pas." Face aux promesses climatiques non tenues des pays riches, la Première ministre du Bangladesh Sheikh Hasina s’impatiente : "ils sont responsables des dégâts mais ne font rien, "c’est une tragédie".

"Les pays riches veulent simplement devenir plus riches et encore plus riches. Ils ne s’embêtent pas avec les autres", lance-t-elle lors d’un entretien avec l’AFP en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

Pays de deltas, le Bangladesh fait partie des plus vulnérables aux impacts du changement climatique, en première ligne en particulier face à l’augmentation du niveau des océans et aux inondations qui se multiplient. Mais comme la plus grande partie du monde en développement, il n’est pas responsable du réchauffement de la planète, qui a gagné près de 1,2 °C en moyenne depuis l’ère pré-industrielle.

Face aux menaces qui augmentent, les gouvernements du Sud dénoncent régulièrement les vaines promesses des pays développés, notamment l’engagement non tenu de porter à 100 milliards de dollars par an en 2020 leur aide pour que les pays les plus pauvres puissent réduire leurs émissions et se préparer aux impacts.

Mais le sujet brûlant à deux mois de la conférence climat COP27 en Égypte concerne les "pertes et dommages" déjà subis, comme les dévastations provoquées par les inondations historiques au Pakistan, et la revendication d’un fonds pour les compenser. "Nous avons réclamé ce fonds. Nous voulons que cet argent soit levé mais, malheureusement, nous n’avons pas de réponse positive des pays développés", regrette la Première ministre. Les pays du Sud ont simplement obtenu un "dialogue" sur ce sujet jusqu’en 2024.

Pourtant, "c’est la responsabilité des pays développés", "c’est leur devoir d’aider les victimes".

Malgré tout, elle assure qu’elle fera "de son mieux, toute seule", même sans l’aide internationale.

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