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"Il est temps de parler d’indépendance" : la Première ministre écossaise lance la campagne pour un second référendum

Drapeau écossais et vue de la région britannique, Nicola Sturgeon, la Première ministre ce 14 juin à Edimbourg

© Getty/AFP/BELGA

14 juin 2022 à 12:36Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Kevin Dero

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a lancé mardi une nouvelle campagne pour l’indépendance de l’Ecosse, en dévoilant le premier d’une série de livres blancs plaidant pour une rupture avec le Royaume-Uni.

"Après tout ce qui est arrivé, le Brexit, le Covid, (le Premier ministre britannique, ndlr) Boris Johnson, il est temps de présenter une vision différente et meilleure", a déclaré Nicola Sturgeon lors d’une conférence de presse.

"Il est temps de parler d’indépendance", a ajouté la cheffe du parti indépendantiste SNP, estimant avoir "un mandat démocratique incontestable" en ce sens après la victoire de sa formation aux élections locales en 2021.

La première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, et le co-leader du Parti vert écossais, Patrick Harvie (à gauche), tiennent une conférence de presse sur la proposition d’un second référendum sur l’indépendance de l’Écosse à Bute House, à Édimbourg, en Éc
La première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, et le co-leader du Parti vert écossais, Patrick Harvie (à gauche), tiennent une conférence de presse sur la proposition d’un second référendum sur l’indépendance de l’Écosse à Bute House, à Édimbourg, en Éc © Tous droits réservés

Nicola Sturgeon souhaite organiser d’ici 2023 un nouveau référendum d’autodétermination en Ecosse, malgré une première consultation où 55% des électeurs avaient rejeté l’indépendance en 2014 et malgré le refus du gouvernement de Londres.

Après tout ce qui est arrivé, le Brexit, le Covid, Boris Johnson, il est temps de présenter une vision différente et meilleure

Elle estime que le Brexit, auquel les Ecossais se sont opposés, a changé la donne et que la nation doit désormais pouvoir rejoindre l’Union européenne en tant qu’Etat indépendant.

"Le Brexit nous a arrachés de l’UE et du marché unique contre notre volonté, avec des dommages énormes pour le commerce, les conditions de vie et les services publics", a-t-elle plaidé.

"En cette période cruciale, […] restons-nous liés à un modèle économique et social britannique qui nous contraint à des résultats économiques et sociaux décevants, lesquels empireront probablement plutôt que de s’améliorer en dehors de l’Union européenne ?", a lancé Nicola Sturgeon. "Ou levons-nous au contraire nos yeux avec espoir et optimisme et inspirons-nous de pays comparables à travers l’Europe ?"

Sujet du journal télévisé du 9 mai 2021 :

Ecosse : Les indépendantistes remportent les élections

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Rejoindre les "dix pays européens" plus prospères que le Royaume-Uni

Le premier document publié mardi, qui analyse les performances de dix pays européens comme l’Irlande, la Suisse ou la Belgique, montre que ceux-ci sont "plus prospères, plus justes et plus productifs que le Royaume-Uni", a souligné la dirigeante.

"Pourquoi pas l’Ecosse ?", dotée d’abondantes ressources énergétiques, d’une importante industrie agroalimentaire et d’un riche patrimoine naturel, a-t-elle insisté.

D’autres documents suivront dans les prochains mois, sur la monnaie, les finances publiques, la sécurité sociale, le commerce, la défense et la sécurité, ou encore l’appartenance à l’UE.

Pourquoi pas l’Ecosse ?

Boris Johnson, qui a le dernier mot pour autoriser ou non ce référendum, s’y oppose fermement, estimant qu’une telle consultation ne peut se produire "qu’une fois par génération".

Vue d’Edimbourg
Vue d’Edimbourg © Joe Daniel Price

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