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Belgique

"Ici", premier nom choisi à l'origine pour les FDF au lieu de "DéFI"

"Ici", premier nom choisi à l'origine pour les FDF au lieu de "DéFI"
02 févr. 2016 à 14:36 - mise à jour 02 févr. 2016 à 14:362 min
Par Johanne Montay

"Initiative citoyenne indépendante". Ainsi a failli s'appeler le successeur du parti FDF. Cela donnait en acronyme ICI. Pas formidable, d'un point de vue com', car Olivier Maingain voyait déjà venir les railleries sur le thème "Vous êtes où ? Ici", "Ici est ailleurs", etc.

Ce mardi midi, aux vœux de DéFI, le président du parti a révélé ce choix premier évincé. Finalement, une boîte de communication a souligné que le mot "indépendants" semblait récurent dans les formules proposées. Et c'est ainsi qu'on en est arrivé à "DéFI" (Démocrates fédéraliste indépendants). 

Olivier Maingain estime que la marque de fabrique est en train de percer. Il annonce 350 nouveaux membres depuis le dernier congrès. "Le changement de nom a libéré la parole", estime le président de DéFI.

Mobilité : appel à une initiative commune

Ces vœux étaient aussi l'occasion d'aborder les grands thèmes qui font l'actualité.

À propos des tunnels comme du RER, Olivier Maingain estime qu'il faut mobiliser la Région wallonne et la Région bruxelloise, ensemble, pour proposer un vrai projet de mobilité vers Bruxelles. "Un projet ambitieux, pour les 20 à 40 ans à venir."

Pour Olivier Maingain, il faut aussi revoir la clé de répartition 60/40 entre investissements flamands et wallons. 

À cet égard, il déplore le fait que la communauté métropolitaine censée unir Bruxelles et ce qu'on appelle en jargon son "hinterland" économique (Brabant flamand, notamment), soit lettre morte. "La communauté métropolitaine est morte et c'est un magnifique oxymore", dit Olivier Maingain, faisant allusion à cette figure de discours qui consiste à associer des termes contradictoires (comme "un silence assourdissant").

Péage urbain limité

Le président de DéFI estime qu'un péage aurait du sens, pour Bruxelles, mais sur une zone réduite du Pentagone, et pas sur tout le territoire. Il faudrait à son sens réaliser de nouvelles études pour tester les différentes variables, en termes d'impact selon l'étendue territoriale.

Laïcité, pas neutralité

Le MR vient de lancer par la voix de Denis Ducarme une offensive législative pour défendre la neutralité de l'État (interdiction des signes religieux dans les administrations, les écoles officielles...). Pour Olivier Maingain, c'est DéFI qui a lancé le débat. Mais lui, estime que le terme "neutralité" ne permet pas d'interdire quoi que ce soit.

"Le MR a fait marche arrière, car il avait inscrit la laïcité dans son programme lors d'un congrès à Louvain-La-Neuve, il y a des années. Il a fait marche arrière, car il croit plaire à une partie de son électorat catho-conservateur", déclare Olivier Maingain, dont le parti dit qu'il ne votera pas les textes MR se limitant à la neutralité. 

Michel et "les restes du gouvernement de Hollande"

À propos du sommet franco-belge de ce lundi et de la rencontre entre Charles Michel et Manuel Valls, le Premier ministre français, le président de DéFI se montre caustique : "Si ce sont les restes du gouvernement Hollande qui viennent sauver le gouvernement Michel en Belgique, on est loin...".

Olivier Maingain jure, une fois de plus, que c'est son dernier mandat. Cette fois, c'est, dit-il, "irrévocable".

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