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Humidité, maisons inhabitables, sans locataires : le quartier de Bomel (Namur) porte toujours les traces des inondations

Humidité, maisons inhabitables, sans locataires : le quartier de Bomel (Namur) porte toujours les traces des inondations
17 janv. 2022 à 05:002 min
Par Benajmin Brone

Six mois après les inondations qui ont touché la Wallonie, certains quartiers moins médiatisés, portent toujours les stigmates de la catastrophe. À Namur, le quartier de Bomel, à l’arrière de la gare, est désert. Plusieurs logements, situés au rez-de-chaussée, sont toujours inhabitables. Dans la rue Piret-Pauchet, les habitants tentent de sécher les murs mais certains locataires ont décidé de déposer leurs valises loin des lieux du sinistre.

Des chantiers, partout

Par un matin ensoleillé, nous avons décidé de traverser cette rue sinistrée, comme nous l’avons fait, il y a six mois. Sur les trottoirs, les déchets, les gravats et les meubles endommagés ont été évacués. Par contre, les chantiers sont légion.

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L’une des maisons, transformée en appartement, est ouverte aux quatre vents. Le plafonnage du hall d’entrée a été décapé sur un mètre de hauteur. Des chapistes sont à l’œuvre pour entamer la réfection des sols : "il y a toujours beaucoup d’humidité. Le support des sols était gorgé d’eau. Tout ce qui est carrelage, parquet, il faut tout recommencer", confirme Gokam Kozlu, l’entrepreneur. "Dans cette maison, il faut déplafonner, carreler. Mais bon, ce qui prend du temps, souvent, c’est d’obtenir l’accord des assurances."

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Un quartier déserté

Ce qui frappe, lorsque l’on traverse cette rue sinistrée, c’est le manque de vie. Outre les camionnettes de chantier et les ouvriers, les habitants sont rares. "Il y a encore beaucoup d’appartements vides", confirme Victor, un bomelois d’une cinquantaine d’années.

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"C’est quand même toujours un peu dur", poursuit Victor. "Il y a encore beaucoup de travaux en cours, beaucoup d’humidité dans les murs. Mais comme les habitants ne sont plus là, les maisons ne sont plus chauffées donc c’est compliqué. L’eau est montée jusqu’aux boîtes aux lettres", se rappelle le Namurois.

Au bout de la rue, l’asbl "la main tendue", elle aussi sinistrée, a pourtant rapidement repris ses activités. L’association propose des repas et des colis alimentaires pour les sans-abri. Dans son hangar, les traces de l’inondation sont encore bien visibles : "Ici sur le mur, vous pouvez le constater, il y a des traces d’humidité" indique Serge, l’un des cuistots. "Ce sont des panneaux d’aggloméré. Il va donc falloir tout arracher et les remplacer."

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Comme d’autres, Serge aussi le constate, certains voisins ont décidé de fuir ce quartier populaire, depuis les inondations de juillet : "ils ont déserté. Juste en face, vivait un jeune couple. Il a été confronté à deux inondations en deux semaines. Ils en ont eu marre et ils sont partis."

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