Regions

Hôpitaux psychiatriques de jour : "Ça m’a sauvé la vie"

Alinoë Toussaint (28 ans) et Jeannine Waseige (61 ans) s’en sont sorties grâce à un séjour à l’hôpital psychiatrique de jour La Clé

© RTBF

Aider les personnes en dépression, celles souffrant de crises d’angoisse sans pour autant les couper de contacts extérieurs, c’est un peu la philosophie des hôpitaux psychiatriques. Le Groupement des hôpitaux psychiatriques de jour a 50 ans. Comme tout ce qui concerne les soins psychiatriques et psychologiques, ils sont pris d’assaut ces dernières années également pour des patients très jeunes… C’est le cas d’Alinoë (28 ans), Jeanine (61 ans) et Killian (25 ans) que nous avons rencontrés.

Ils ont passé 3 mois à "La Clé", un hôpital psychiatrique de jour à Liège. C’est le tout premier hôpital du genre à avoir vu le jour en Belgique.

Alinoë était en grosse dépression avant d’arriver : "J’avais tout pour être heureuse : un chéri, un emploi fixe, un logement".

A force de se renfermer, elle a craqué. C’était l’escalade. Son psychiatre l’a envoyé à "La Clé". "C’est pour moi une alternative parfaite. J’étais dans une structure. Plus question de rester au lit toute la journée. En plus d’un suivi par des professionnels, nous avions toutes sortes d’activités artistiques. C’est une façon de s’exprimer, de s’évader, de lâcher prise. Le soir, je rentrais à la maison et je vivais normalement".

Après trois mois, elle a pu quitter la structure hospitalière. Elle continue cependant à être suivie de près par son psychiatre.

Aujourd’hui, je suis toujours fragile, mais ils m’ont sauvé la vie

Jeannine, elle, estime que l’hôpital psychiatrique de jour lui a sauvé la vie. Elle était dans le fond du trou. "Je ne me levais plus, je ne mangeais plus. Quand je suis arrivée ici, je longeais les murs comme un zombie. Aujourd’hui, je suis toujours fragile, mais ils m’ont sauvé la vie".

Cet hôpital psychiatrique de jour a une capacité d’accueil de 30 patients par jour, et en refuse constamment. Il y a des personnes souffrant d’addictions diverses, mais vu le contexte social actuel, on constate de plus en plus de dépressions.

Killian lui a 25 ans. Il va quitter la structure dans quelques jours. Comme beaucoup de patients, il ne connaissait pas non plus l’existence d’hôpitaux psychiatrique de jour. Pourtant, il y en a une centaine en Belgique. Une alternative intéressante pour des patients qui veulent garder leur environnement.

Sur le même thème : Extrait la Grand Forme (09/09/2022)

Psychothérapie : peut-on devenir dépendant à son psy ?

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Sur le même sujet

Santé mentale : le fédéral investit dans les unités psychiatriques "High & Intensive Care" (HIC)

Santé & Bien-être

L'État belge condamné pour détention d'un homme atteint de troubles psychiatriques

Belgique

Articles recommandés pour vous