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Herstal : le premier centre de lavage belge pour emballages alimentaires réutilisables

La machine de lavage

Réutiliser un récipient en verre après lavage plutôt que le recycler est meilleur pour la planète. C’est un des constats qui ont amené un jeune entrepreneur Laurent Halmes à lancer Bring Back, un service d’emballages écologiques et réutilisables en verre. En partenariat avec le groupe d’économie sociale et circulaire Terre, il vient d’installer au zoning des Hauts-Sarts à Herstal le premier centre belge de lavage pour emballages alimentaires réutilisables : "Laver des bouteilles, des grandes brasseries le font déjà depuis très longtemps. Ce qui est nouveau, c’est de le faire en tant que prestataire de services pour quelqu’un d’autre. Notre mission est d’aider les producteurs à adopter un emballage réutilisable qui est bien plus vertueux pour la planète.".

Bring Back propose en fait deux types de services. "Par exemple, des brasseries achètent des bouteilles de leur côté et ont uniquement besoin de quelqu’un qui lave les bouteilles sales.", explique Laurent Halmes, "L’autre type de service, nous devenons fournisseur d’emballages, nous organisons la collecte des bouteilles ou des bocaux sales et, ensuite, ils sont lavés pour leur donner une nouvelle vie."

Les avantages de la réutilisation

Mais pourquoi réutiliser plutôt que recycler ? "Réutiliser permet de ne pas créer de déchets. Un emballage est réutilisable en moyenne 25 fois, ça fait donc 24 fois moins de déchets. Deuxièmement, ça permet d’épargner jusqu’à 79% de CO2. Le recyclage nécessite beaucoup d’énergie donc ça émet énormément de CO2.", répond le gérant de Bring Back. Il ajoute que la guerre en Ukraine augmente encore l’intérêt de la réutilisation : "L’Ukraine et la Russie sont deux fournisseurs majeurs de l’Europe en matière de bocaux et de bouteilles. On remarque donc une forte pénurie, donc une très forte hausse de prix. De plus, le gaz est la ressource première pour les verriers. Le gaz a doublé, triplé voire plus.".

Le service ainsi proposé par le centre de lavage des Hauts-Sarts, les petits producteurs n’y avaient pas accès pour des raisons de temps ou des raisons économiques, par exemple. "Soit ils n’ont pas les moyens, soit ils n’ont pas l’espace. Certains disent tout simplement aussi : "Ce n’est pas mon métier. Mon métier, c’est de produire Avec ça j’ai déjà assez de travail et de stress. Si je peux externaliser le lavage, je préfère le faire.". Donc il y a tous types de motivations qui peuvent pousser un producteur à travailler avec nous.", constate Laurent Halmes.

La machine de lavage
La machine de lavage RTBF - Martial Giot

Une deuxième machine ?

La première machine qui équipe le centre de lavage peut traiter de nombreux formats mais pas tous. "Certains modèles, s’ils sont larges, nous ne savons pas les gérer. Nous sommes en train de regarder déjà pour acheter une deuxième machine pour pouvoir vraiment laver toutes sortes de modèles. Mais avec celle-ci déjà nous pouvons laver presque tous les différents formats de bouteilles entre 25 centilitres et un litre.", explique le fondateur de Bring Back. En ce qui concerne les objectifs, il pointe : "Avec la première machine, c’est de laver 10 millions de récipients annuellement. Ensuite, on verra. Le marché est énorme. Je pense que dans le futur la consigne sera la norme.".

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