RTBFPasser au contenu

Harry Potter fête ses 20 ans : un succès qui semble éternel pour un amour inconditionnel

02 janv. 2022 à 06:00 - mise à jour 02 janv. 2022 à 07:443 min
Par Esther François

La Warner Bros n’a pas oublié nos sorciers et sorcières, et nous non plus en ce début d'année 2022. Pour le plus grand plaisir du public, la célèbre saga Harry Potter revient le 2 janvier avec l’épisode "Harry Potter : Retour à Poudlard" (diffusé sur Tipik le 2 janvier à 20h05, et disponible sur Auvio par la suite). Les acteurs principaux et plusieurs réalisateurs, dont Chris Colombus (qui a signé les deux premiers opus), vont se retrouver pour la première fois à Poudlard pour fêter l’anniversaire du tout premier film. Des retrouvailles mêlées d’entretiens inédits et exclusifs qui promettent d’être magiques, touchantes et nostalgiques ! De quoi faire brûler d’impatience nos fans invétérés. Cette histoire ne lassera donc jamais ? On dirait presque de la magie…

Daniel Radcliffe (Harry Potter) ; Gary Oldman (Sirius Black) ; Emma Watson (Hermione Granger) ; Michael Gambon (Dumbledore) and Rupert Grint (Ron Weasley) posent à Londres en 2004 pour le prochain film "Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban
Le Poudlard Express

"After all this time ? Always"

Avec cette célèbre réplique : " — Après tout ce temps ? — A jamais ", on découvre (attention spoiler pour ceux qui n’auraient pas vu les films ou lu les livres) que le Prince de sang-mêlé, connu sous le nom de Severus Rogue, voue un amour sans fin pour Lily Potter, la mère du jeune sorcier. Ce professeur est sans doute un exemple pour nos Potterheads qui, après toutes ces années, restent dévoués et loyaux à leur saga préférée.

Harry Potter : la réunion 20 ans après

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Un business nostalgie

Pas besoin de recourir à la magie pour découvrir ou se rappeler cet univers surnaturel. Si le dernier film Harry Potter date de 2011, les produits dérivés autour de cette saga sont nombreux, comme nous l’explique le directeur de la boutique les "4 maisons", Stanig Blistain : "Les patrons, la Warner, font ce qu’il faut : il y a des musées, des studios, des parcs d’attractions et une pérennité avec les animaux fantastiques. Le merchandising se développe d’une façon gigantesque."

Par son réalisme, le studio Warner en banlieue de Londres a en effet de quoi ensorceler les plus passionnés. Toute cette attraction relève d’ailleurs d’un business de la nostalgie, dont nous parlait déjà en 2017 Alain De Crop, professeur en marketing. A l’époque, il nous renseigne déjà sur son utilisation : "On essaie de plonger le consommateur dans son enfance avec des sortes de madeleine de Proust. C’est une technique pour le pousser à découvrir ou redécouvrir ses marques". "Les consommateurs se rendent souvent compte qu’on les manipule et pourtant, ça marche, expliquait-il encore. Parce que ça correspond sans doute à un besoin un peu régressif de replonger en enfance et de retrouver en quelque sorte le gout de l’insouciance…"

Rien de magique donc !

Archive JT : sortie d'Harry Potter et les reliques de la mort (-partie 1), le 16 novembre 2010

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

La clé du succès

Dans le tout premier film, si le jeune Harry peine à attraper une clé volante, c’est sans difficulté que nous ouvrons les portes de la première boutique dédiée 100% à l’univers Harry Potter en Belgique. Enfourchez vos balais direction la rue du Mery à Liège. C’est par passion que Stanig Blistain a décidé d’ouvrir. "Ce qui me plaît le plus dans l’univers Harry Potter, c’est l’émotion, la fraternité, l’amitié et la déconnexion. C’est un monde dans lequel on aimerait vivre" confie-t-il.

Pour Philippe Marion, professeur en narratologie médiatique, ce succès s’explique comme un phénomène imprévisible et renommé inscrit dans un milieu familier : "C’est un phénomène inattendu de fièvre de consommation avec une volonté d’en savoir plus, de connaître les personnages. Ça correspond à un engouement populaire et médiatique à propos d’un récit."

Et il va plus loin en décrivant les raisons : "Il y a un côté familier de la vieille Angleterre que certains retrouvent avec plaisir. L’incrustation dans un milieu familier, pour les enfants et les petits ados ça s’est imprimé dans le contexte d’une année scolaire, c’est-à-dire des cadres très familiers mais dans lesquels ils se passent des choses absolument merveilleuses et inattendues."

L’univers d'Harry Potter fait partie de moi

C’est effectivement le cas pour de nombreuses personnes, dont Sarah Raffa, fan depuis l’enfance : "J’aimerais toujours l’univers Harry Potter, ça fait partie de moi. A l’école, je me souviens qu’on s’amusait à se déguiser en sorciers, et on aimait croire à l’idée d’un monde magique et féerique où l’on aurait des pouvoirs. "

Et c’est bien cet aspect de super-héros, de facultés magiques qui marchent le mieux pour le professeur Philippe Marion : "Il y a quelques grands fantasmes qui fonctionnent toujours : l’omnipotence, la surabondance, et l’immortalité. On retrouve moins la surabondance, le trésor, dans cette saga mais bien les autres. La surpuissance marche toujours, le super-héros qui fait un retour fracassant ! Ce qui est intéressant aussi, c’est le fait que quand ça marche très bien, l’univers tend à devenir automne, il se crée ses propres univers. Là on est dans quelque chose qui est le signe de la réussite."

Pour les petits moldus, il faudra encore s’armer de patience avant la date de la diffusion. Quant à nos sorciers qui pourraient user de la magie pour avancer dans le temps, "Silencio" ! Spoilers interdits…

A Universal Studios Hollywood, le château de Poudlard s'illumine pour les fêtes (décembre 2021)

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Sur le même sujet

06 avr. 2022 à 07:18
3 min
05 janv. 2022 à 17:09
2 min

Articles recommandés pour vous